ACTE PREMIER
vais peur de te gêner; maintenant que tu es lancée, tu pourrais être lière.
IRMA
Avec toi, ce serait le comble !
MADAME DUPONT
Deux amis d'enfancel manquerait plus que ça! Ah! que je suis heureuse de te voir!... Et la santé, toujours bonne ?
LOUPY, l'amenant au canapé.
Toujours !
IRMA
Tu ne t'es pas trop ennuyé en Gochinchine ?
Non, mais il était temps que ça finisse!... Trois ans de colonies, c'est long, et puis j'en ai assez, du métier militaire... Quel sale turbin I
MADAME DUPONT
Tu n'es plus le même avec tes moustaches... Oh! c'est curieux!... Inna!...
IRMA
Quoi donc?
MADAME DUPONT
Regarde-le bien.
IRMA
Oui, c'est extraordinaire !. . . Quand il est entré, cela m'a saisie !... '
MADAME DUPONT
Tu devais l'être ce matin, décidément...
LOUPY.
Eh bien, qu'est-ce qui vous prend?
MADAME DUPONT
N'est-ce pas que c'est frappant?
18 RIVAREZ ET LOUPY
IRMA
Avec les moustaches un peu plus relevées, ce serait tout à fait lui !
LOUPY, a part. *
Elles sont marteau! (Haut.) Qu'avez-vous donc?
IRMA
Tu ressembles étonnamment à un monsieur que nous connaissons.
LOUPY.
Ah ! il ne s'embête pas !
MADAME DUPONT
G'^st insensé !... Vous vous ressemblez comme deux bâtons de sergent de ville!
IRMA
Si tu étais coiffé et habillé comme lui, je m'y tromperais!...
MADAME DUPONT
C'est incroyable !
LOUPY.
Dites donc,, ce n'est pas un créancier?
IRMA
Non, au contraire.
LOUPY.
.J'aime mieux cela, vous auriez pu vous tromper et me flanquer à la porte !
MADAME DUPONT
Sois tranquille, tu seras toujours bien reçu chez nous, je t'ai vu si jtetit. je to considère un peu comme mon fils.
LOUPY, se levant et passant au premior plan.
Merci, madame Dupont. J'avais peur de vous trou-