SCÈNE X MAITRE BOUROÏTE, CÉLESTIN
RIVAREZj dans l'armoire.
BOUKOTÏE.
Elles sont charmantes, ces dames !
CÉLESl'IN.
Elles trouvent que vous avez une sale tète !
BOUROTÏE.
Moi aussi, je les trouve très aimables!... Ecrivez!...
Il lui dicte bas.
RIVAREZ, la tète au-dessus de l'armoire.
Heureusement qu'il y a une ouverture pour la douche, je suis debout sur le petit cheval... je m'enrhume^ là-dedans.
Il oternue briivamment et disparaît.
GÉLESTIN.
A VOS souhaits !
BOUROTTE.
Hein?
GÉLESTIN, à i'oroille de Bourotte ot se levant.
Dieu VOUS bénisse !
36 RIVAREZ ET LOUPT
BOUROTTE.
Je VOUS remercie; mais pourquoi me dites- vous cela?
GÉLESÏIN, s'asseyant.
Zut! II ne s'entend même plus éternuer!... Qu'il vous fasse le nez comme j'ai la bosse !
BOUROTTE.
Vous parlez sans articuler, je ne comprends jamais ce que vous dites.
CÉLESTIN
Heureusement!
BOUROTTE.
C'est tout pour ici ; il ne reste plus que la chambre. C'est par là, sans doute ?
Il sort au premier plan à gauche. Célestin se vaporise. RIVAREZ, reparaissant.
Tiens!... mon successeur! Mais il est bossu!... Oh!... Il a donc une bosse en or?... .le vais sortir doucement, il ne m'entendra pas... Hein! Je suis enfermé! Je ne peux pas lui dire de m'ouvrir. Et mon oncle qui m'attend en Ijas dans sa voiture. Enfin!... patientons encore deux minutes!...
Il disparaît.
CÉLESTIN
Je n'ai rien oublié...
BOUROTTE, rentrant au premier plan à gauche.
Venez, nous allons faire l'inventaire de la chambre, ensuite nous apposerons les scellés ici.
CÉLESTIN
Ah I elle avait raison, la vieille, vous avez une sale poire !
ACrK PKKMIEK 37
BOUKOTTE.
Evideuiiuent, nous finirons avant le déjeuner.
GÉLESTIX.
Tu es un ange!
Il sort derrière maître Bourolte en lui envoyant des baisers. — Premier plan à ganche.