ACTE DEUXIÈME
fond à droite.) Quelle guigne 1 1 Le voyage de noce devait durer plus d'un mois, et v'ian, à peine s'il est marié, il revient. Décidément, tant qu'il y aura des maîtres, ce ne sera pas drôle d'être domestique!
ADÈLE
C'est une autre dépêche.
JEAN
Donne, il a peut-être changé d'avis... s'il pouvait rester là-bas, dans sa Provence, à manger des olives. (Lisant.) « Arriverons gare de Lyon à 5 h. 3(j — de Rivarez. » Tiens, le train a de l'avance! C'est la première fois que je vois ça !
ADÈLE
Je vais vite prévenir le cocher, il est à l'office!
Adèle Sort au fond à gauche.
JEAN, regardant sa montre.
Il a juste le temps... Pourquoi m'a-t-il renvoyé une autre dépèche? Je suis bête, c'est pour me prévenir que le train arrivera avant l'heure.
ADÈLE, sur le pas de la porte.
La voiture va partir dans ime minute.
JEAN
Bien, (sonnerie.) Encore une dépêche!.. Va ouvrir.
ADÈLE, traversant le fond.
Je commence à en avoir assez de trotter ainsi.
Elle sort au fond à droite.
JEAN, au fond à gauche.
Prends ta bécane... Si le train a encore de l'avance il doit maintenant être en gare!.. Quel métier!.. Je croyais avoir six semaines de congé, et au bout de dix jours il faut reprendre le collier de misère.
58 RIVAREZ ET LOUPY