ACTE DEUXIÈME
JKAN.
Lui!., le comte de Rivarez !.. Dont les cincêtres ont failli aller aux. croisades!
ADÈLE
Prendre i)our épouse la fille d'un marchand d'huile.
JEAN, avec tlégoût.
Ah! ça me soulève le cœur!
ADÈLE
Que veux-tu, c'est pour redorer son blason.
JEAN
Non, c'est pour le graisser, plutôt.
ADÈLE
Elle va probablement se faire accompagner par papa et maman f.. Cela va être gai!.. Nous allons avoir toute la famille sur le dos.
JEAN
Ce sera fatigant ! mais je me connais, je les mettrai par terre !
ADÈLE
Quelle drôle d*idée de venir à Paris!
JEAN
C'est bien d'une provinciale!
ADÈLE
De la Provence!., au lieu d'aller voir Venise!
JEAN, se levant et venant en scène.
Les lagunes, la place Saint-Marc.
ADÈLE
Tiens, tu connais Venise?
JEAN
Beaucoup !
62 RIVAREZ ET LOUPY
ADÈLE
Tu as donc
été
en
Italie?
Jamais !
JEAN
Alors...
ADÈLE
JEAN
Je l'ai vue au cinématographe ! C'est la même cliose.
ADÈLE
Ah I bien ! . . . Moi aussi I
JEAN
Une voiture !
Il va au fond^ à la galerie.
ADÈLE, lo suivant.
Nous allons voir les Provençales!.. Ce qu'elles doivent être fagotées!..
JEAN
Voilà monsieur qui descend du landau... va ouvrir.. (Adèle sort.) Tiens, il s'est fait faire un complet là-bas... Faisons semblant de travailler... le comte n'est pas toujours commode!.. Mais il est si grand seigneur!.. C'est un véritable gentilhomme!.. Une distinction!.. Ah! un domestique peut être fier de le servir.