ACTE DEUXIÈME
d'ai.tikres.
Je ne demande pas mieux.
IKMA.
Nous habitions avec cttte famille anglaise qui était venue s'établir à Salon et qui m'a élevée. Maman ne fréquentait ft ne voyait exclusivement que ces Anglais... alors, peu à peu. elle a appris leur langue et son accent de provençal a disparu... Cependant, par moments, lorsqu'elle parle avec ses compatriotes, ça lui revient.
MADAME DUPONT, accent provençal.
Hé oui !... De temps en temps.
d'altièkes.
Tiens!... Je ne suis pourtant pas des Bouches-du Rhône !
MADAME DUPONT
C'est d'en parler.
LOUPY, à part.
Il en a une couche, mon oncle !
d'altikres. Et ces dames anglaises?
MADAME DUPONT
Par moment aussi, elles ont l'accent du midi !
Madame Dupont fait le tour du théâtre au fond et redescend à gaucho.
LOUPY.
Oui, surtout lorsqu'elles parlent anglais.
d'altikres.
Ali ! ça, c'est drôle, par exemple !
IRMA, à sa mère, se levant.
Il va encore dire des bêtises ! (Haut à Loupy.) Mon ami.
78 RIVAREZ ET LOUPY
VOUS seriez tout à fait aimable de télégraphier notre arrivée à nos amis de Salon, (a. d'Aitières.) C'est précisément ces Anglais dont nous parlions.
D'aLTIKRES, se levant.
Ail! oui, ces Anglais du midi !
LOUPY, remontant.
Bien, j'y cours... Au revoir, mon oncle, à demain.
d'altières.
Gomment, à demain? .Tu oublies que je dine ici, tu m'as invité.
IRMA, revenant.
Voyons, mon ami, qu'avez-vous donc ? Vous ne vous rappelez de rien.
Oui, oui, c'est vrai, excusez-moi. j'ai tellement de choses dans la tête.
d'altières.
Je trouve au contraire que tu as peu de choses dans la tête, c'est un oul)li incompréhensible.
LOUPY.
Excusez-moi, mon oncle, et à tout à l'heure.
d'altières, reconduisant Loupy.
Mes compliments, elle est charmante... Quelle distinction!.. Décidément, il n'y a encore que les femmes honnêtes.
LOUPY, à part.
Gela a bien mordu, je vais prendre ma verte, je ne pourrais pas dîner.