‹ Rivarez & Loupy; vaudeville en trois actesChapitre 54 sur 121 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

d'ai.tikres.

Je ne demande pas mieux.

IKMA.

Nous habitions avec cttte famille anglaise qui était venue s'établir à Salon et qui m'a élevée. Maman ne fréquentait ft ne voyait exclusivement que ces Anglais... alors, peu à peu. elle a appris leur langue et son accent de provençal a disparu... Cependant, par moments, lorsqu'elle parle avec ses compatriotes, ça lui revient.

MADAME DUPONT, accent provençal.

Hé oui !... De temps en temps.

d'altièkes.

Tiens!... Je ne suis pourtant pas des Bouches-du Rhône !

MADAME DUPONT

C'est d'en parler.

LOUPY, à part.

Il en a une couche, mon oncle !

d'altikres. Et ces dames anglaises?

MADAME DUPONT

Par moment aussi, elles ont l'accent du midi !

Madame Dupont fait le tour du théâtre au fond et redescend à gaucho.

LOUPY.

Oui, surtout lorsqu'elles parlent anglais.

d'altikres.

Ali ! ça, c'est drôle, par exemple !

IRMA, à sa mère, se levant.

Il va encore dire des bêtises ! (Haut à Loupy.) Mon ami.

78 RIVAREZ ET LOUPY

VOUS seriez tout à fait aimable de télégraphier notre arrivée à nos amis de Salon, (a. d'Aitières.) C'est précisément ces Anglais dont nous parlions.

D'aLTIKRES, se levant.

Ail! oui, ces Anglais du midi !

LOUPY, remontant.

Bien, j'y cours... Au revoir, mon oncle, à demain.

d'altières.

Gomment, à demain? .Tu oublies que je dine ici, tu m'as invité.

IRMA, revenant.

Voyons, mon ami, qu'avez-vous donc ? Vous ne vous rappelez de rien.

Oui, oui, c'est vrai, excusez-moi. j'ai tellement de choses dans la tête.

d'altières.

Je trouve au contraire que tu as peu de choses dans la tête, c'est un oul)li incompréhensible.

LOUPY.

Excusez-moi, mon oncle, et à tout à l'heure.

d'altières, reconduisant Loupy.

Mes compliments, elle est charmante... Quelle distinction!.. Décidément, il n'y a encore que les femmes honnêtes.

LOUPY, à part.

Gela a bien mordu, je vais prendre ma verte, je ne pourrais pas dîner.

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