ACTE DEUXIÈME
LOUP Y
Ce sont des coureuses!.. Vous allez faire un match? Eh! la grosse, gare la pelle!
MADAMK BARBENTANE, va vers Loupy.
Ah ! mon cher Maurice, il faut que je vous embrasse, vous êtes le modèle des fils.
LOT.'PY, à part.
Tiens, c'est ma mère, je ne la reconnaissais pas !
LOUISE
C'est une attention cliarmante!.. Vous savez que depuis longtemps maman et moi nous voulons faire Nie la bicyclette, et, en arrivant nous avons trouvé ces costumes dans nos cham])res. .. Nous les avons essayés sans perdre une minute !
Seulement, le mien a ijesoin de petites retouches, il a craqué dans le dos, il faut un petit soufflet.
LOUISE
Demain nous prendrons notre première leçon, mais voulez-vous nous présenter, je vous prie.
LOUPY.
Ce n'est pas la peine.
MADAME BARBENTANE
Gomment, pas la peine?
LOUISE
Voyons, Maurice !
LOUPY.
Vous y tenez?
MADAME BARBENTANE
Té!,. Quelle question!
102 RIVAREZ ET LOUPY
LOUISE
Certainement !
LOUPY, passant derrière la borne.
Comment vous appelez-vous?
LOUISE
Oh! Maurice!
Si vous avez déjà oublié notre nom!
LOUPY.
Facilement, je ne l'ai jamais su!
LOUISE
C'est une plaisanterie, n'est-ce pas?
LOUPY.
Puisque cela vous fait plaisir, je vous présente, M. le marquis d'Altières, luon oncle.
MADAME BARBENTANE, lui serrant'la main.
Monsieur le marquis, enchantée de faire votre connaissance !
LOUISE
Nous avons parlé hien souvent de vous avec Maurice.
d'altières.
Avec Maurice ?
LOUPY.
Madame la comtesse de Rivarez, ma femme !
LOUISE, descendant à l'avant-scène.
Hein!.. Votre femme?
MADAME BARBENTANE
Que dit-il?
LOUPY.
Madame Barbentane, ma belle -mère!