ACTE TROISIÈME
IRMA
Est-il embêtant avec son Rivarez. il ne sait dire que cela.
LE PERROQUET
Rivarez !
MADAME DUPONT
J'ai essayé de lui a})prendre Farandol pour faire plaisir au duc, mais il ne peut pas y arriver.
LE PERROQUET
Rivarez !
IRMA
Oli ! assez !
LE PERROQUET
Rivarez ! Rivarez !
MADAME DUPONT
Je vais lui donner une amande pour qu'il nous
fiche la paix. (Elle se lève et va à la cage.) TieUS, mOU
COCO, sois bien sage.
IRMA
Ah ! Il est roublard !... Quand il veut quelque chose il crie Rivarez, il est sûr de l'avoir, il est assommant ce perroquet ; si j'étais seule, il y a longtemps qu'il ne serait plus là.
MADAME DUPONT, revenant s'asseoir.
C'est fini, tu vois^ il ne dit plus rien!
IRMA
Tiens, parbleu, il a ce qu'il voulait.
MADAME DUPONT
Alors tu as rencontré ce cher M. Barbentane.
IRMA
Hier, nous sommes allés au Bois ensemble.
124 RIVAREZ ET LOUPY
MADAME DUPONT
Tu lui as tout raconté?
IRMA
Tout, il a ri jusqu'aux larmes.
S'il prévient Rivarez ?
IRMA
Je n'ai pas peur de cela, il est trop emballé.
MADAME DUPONT
l'u l'as chauffé'^
IRMA
A blanc!
MADAME DUPONT
A quelle heure vient-il déjeuner?
IRMA
A 11 heures et demie.
MADAME DUPONT
Ce pauvre M. Barbentane, tu n'as pas été longue à l'allumer.
IRMA
Le terrain était si bien préparé!... Quand je l'ai rencontré rue Royale, il m'a avoué qu'il me cherchait depuis 15 jours, au Bois, aux courses, au théâtre partout où il croyait avoir des chances de me voir. Il commençait à désespérer quand le plus grand des hasards nous a mis nez à nez.
MADAME DUPONT
Tu as dû en faire un en l'apercevant !
Gela m'a un peu surprise, je ne pensais plus à lui.