‹ Rivarez & Loupy; vaudeville en trois actesChapitre 92 sur 121 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MAUIE.

Non, je n':ii pas la vocation !

iValtikres.

C'est dommage t

MARIE

Je voudrais m'établir, prendre un petit commerce, j'ai quelques économies. Mais il me manque cinq mille francs.

Je comprends : vous les aurez si le divorce n'a pas lieu.

MARIE, tenant toujours son regavd sur la porte de gauche, deuxième plan.

Voici... Madame a retrouvé il y a un mois un ami d'enfance qui vous ressemble d'une façon surprenante, votre sosie comme elle dit, et pour se venger elle a combiné et mis à exécution ce plan machiavélique qui a causé tous vos ennuis !

d'altières.

Oh! c'est incroyahlel... je l'avoue, je m'y suis laissé pincer!

RIVAREZ.

Il me ressemble à ce point?

d'altières.

Mon ami, c'est extraordinaire!... La même taille, la même figure, la même voix, le même monocle !

RIVAREZ.

Vraiment!...

d'altières.

S'il entrait en ce moment, tu serais capable de le prendre pour toi !

130 RIVAREZ ET LOUPY

RIVAKEZ5 remontant au-dessus de la table et parlant plus haut.

Je ne crois pas!... Mais où est-il mon sosie, je ne serais pas taché de lui dire deux mots !

D'ALTIÈRES, remontant à droite.

Et moi je serais très heureux de voir ta pseudocomtesse qui m'a si bien mystifié.

MARIE

Oh! du calme ou nous n'arriverons à rien!... Vous pourrez le voir, mais à une condition, c'est que vous ne bougerez pas et ne ferez pas de scandale !

RIVAREZ.

Il va venir ici?

MARIE

Il y déjeune tous les jours, ilva bientôi arriver.

d'altikres.

Comment pourrons-nous le voir?

MARIE, indiquant lo fond, à gauche.

En vous cachant dans ce cabinet, vous écarterez un peu les rideaux et vous pourrez le contempler tout à votre aise !

d'altiéres.

C'est parfait!... Mais il faudrait que ta femme et tes beaux parents fussent avec nous?

RIVAREZ, passant en deuxième plan.

C'est juste, pour leur pi*ouver mon innocence!

MARIE

Allez les chercher, je vous ferai entrer pendant le déjeuner, madame a l'habitude de prendre son café au fumoir avec M. Alfred et ils sont forcés de passer par ce salon.

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