Vie... de Rivarol de Sulpice de la Platière, passim
4. État des gens de lettres demandant des pensions en 1786 (cité par M. de Lescure, p. 94 de son livre sur Rivarol).
5. Discours Préliminaire, p. 96; c'est une citation du Discours sur l'Histoire Universelle, 2e partie. A partir de 1789, la Politique tirée de l'Écriture sainte lui est aussi revenue souvent en mémoire.
là : là brille une étoile vers laquelle il est bon de lever les yeux et de s'orienter, à condition de ne pas oublier que c'est une étoile. Mlle Gaucher en contemplait une, certain soir, si fixement que lord Albermale dut lui dire : « Ne la regardez pas tant, ma chère, je ne puis vous la donner » l. Le politique ne s'attire pas de ces avertissements-là : il est sur terre, et il le sait. Libre aux rêveurs de pleurer « sur le malheur de l'espèce humaine, qui ne permet pas à ceux qui la gouvernent de songer à la perfection : en législation comme en morale le bien est toujours le mieux » 2. Il ne s'agit donc que d'améliorer. Ceux qui ne veulent aucun changement et ceux qui veulent tout changer n'entendent pas plus les uns que les autres « l'état de la question ». M. de Rivarol est un conservateur libéral.
Il est monarchiste. Est-ce par attachement à la personne du roi? Non; il l'appellerait volontiers, comme l'appelait un jour Marie-Antoinette : « ce pauvre homme! » S'il a admiré la vaillance de la reine en face de l'émeute, il a parlé d'elle en historien et non en chevalier prêt à mourir en la servant; il n'a même pas pour elle cette tendresse d'imagination que nous inspire encore l'héroïne du sombre drame, la reine « pleine de grâce » 3.... Il est monarchiste, parce que la France est une monarchie, et