‹ Rivarol, sa vie, ses idées, son talent, d'après des documents nouveauxChapitre 112 sur 211 · Ici., id., id · texte numérisé non relu

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chasse : et les chemins, les champs se couvrent de bandits et de paysans armés; la dîme : et le trésor public reste chargé de l'entretien du clergé, sans que les revenus de l'État aient été assurés *. « L'Assemblée abolissait les droits féodaux, et le peuple mettait le feu à toutes les archives et à tous les titres; l'Assemblée effaçait la distinction de la naissance, et le peuple massacrait les nobles ; l'Assemblée décrétait contre les privilèges pécuniaires une égale répartition d'impôts, et le peuple n'en a plus payé du tout 2. » Que leur reste-t-il contre la banqueroute, la hideuse banqueroute, « inévitable, non par les dettes qu'on avait, mais par les revenus qu'on n'a plus3 »? Il leur reste les assignats, une autre banqueroute cent fois pire en perspective \

De ce qu'ils ont détruit Rivarol ne regrette presque rien, pas plus la Bastille et les lettres de cachet que les intendants s. La suppression même des titres de noblesse pour lui paraître puérile ne le touche guère ; il n'ignore pas que « les noms qui peuvent se passer de titres » sortiront de là « comme d'un creuset, plus purs et plus brillants 6 ». Il ne leur pardonne pas, par contre, d'avoir détruit sans se garder les moyens de reconstruire \ Ils ont bien fait « en renver-

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