Lettre de Thauvenay, du 27 mai
2. En août (Lettre du 12), Thauvenay convient que cette arrestation constitue un « obstacle insurmontable ». « Je crois impossible que M. le comte de Rivarol parvienne à faire paraître seulement les deux premiers numéros de son ouvrage soit à Hambourg, soit à Altona. Il n'est pas d'acte de despotisme qu'il n'eût dans ce moment à redouter de la lâcheté du sénat. »
3. Lettre de Thauvenay, du 27 mai. Rivarol avait une autre raison d'aller à Rerlin : « Il y touchera un traitement assez considérable (son traitement d'académicien) qu'il ne peut toucher que présent » (Lettre du 12 août). « Il est ancien membre de l'Académie de Rerlin, et au titre d'académicien est attachée une pension plus ou moins forte suivant l'ancienneté; mais nul ne peut en jouir qu'autant qu'il est domicilié à Rerlin » (Lettre du 5 septembre). Il n'est pas prouvé que Rivarol ait touché la sienne; Rouffiers, plus heureux, avait obtenu outre la pension une petite terre dans la Prusse méridionale; il venait de quitter Rerlin, le 9 pluviôse an VIII, et s'acheminait vers la France. (Rapports du général Reurnonville, Archives du ministère des AIT. étr., t. 226.)