SCENE Y
RO^EWr au maieu (ks gardes , GLALTIER, LES MEMES.
ELISABETH
Yoicl le liaître I
( A un signe d'Klisabtlh , Gualtier et les gardes se leliient.) (A Robert.)
Approche I... ose lever les yenx.
Tu m'as juré que dans toname Tu ne cachais aucune flamme ; C'est une perfidie , un mensonge odieux ;
Tremble , parjure I ah ! redoute ma rage I D'oser nier encore auras-tu le courage ? Regarde I
(Elle lui montre Pécliarpe.)
Maintenant n'attends plus que la mort I
ROBERT
O ciel I
NOTTiNGHAM {leconnaissanl L'ccliarpc).
Pour moi quelle horrible lumière !
Sara I de ta douleur voilà donc le mystère I ELISABETH { à Notlingham).
Le traître est confondu ; vous le voyez , mylord.
( A Robert. )
Va, perhde, crains ma vengeance I IN'attends rien de ma clémence ; Pour le traître qui l'offense Elisabeth est sans pitié.
ROBERT ( à part ).
Sur moi toiulx' sa colère ; ïVLu's, pour c(^llr <\\\\ m'est chère,
gj^
J)ieu î j'Implore la bonlé I
Du trépas l'heure s'avanec ;
Dans ses yeux pleins de vengeance
Je puis lire ma sentence ;
Mon arrêt est prononcé.
NOTTINGHAM {à pai't ).
C'est un songe : ah I je m'abuse \ Mais cette preuve l'accuse î Oui, par eux j'étafs trompe I
Moi qui prenais sa défense I
Ah I qu'il craigne ma vengeance.
Va , traître , pour telle offense Je vais être sans pitié I Ah ! ma honte est trop certaine !
( S'animaiU, sur le point de se Iraliir. )
D'une telle infamie a-t-il pu se couvrir, Et trahir à la fois et l'honneur et la... reine ?
ROBERT ( voyant les regards courroucés de JVotlingha/fi).
Quel horrible supplice I ah î je voudrais mourir!
NOTTINGHAM
Ah I c'est à moi de punir cet infâme I Keine, voyez le courroux qui m'enflamme I Je vous le jure sur mon ame , De ma main il périra I
ELISABETH (rt Noliing/iam) .
.l'approuve ici le zèle qui t'anime, Mais l'échafaud réclame la victime :
De la main du bourreau, le pcriidc mouiia.
( A Robert. ) Ec(Mite-moi , parjuic , un mol peut te san\er, Quand la mort te menace ; Consens donc à parler,
Nomme ici ma rivale et j'accortle ta grâce I Parle I
NOTTixNGHAM ( uprcs lui monicnt de silence). Quelle horril)le souffrance I
ROBERT
Non , sur moi seul doit tomber ta vengeance.
ELISABETH
Eh bien donc, qu'il périsse!
( A un signe d'Elisabeth I.i salle se remplit de chevaliers , daines pages , gardes, etc. )