SCENE IV
Affreuse prison dans la Tour de Londres, destlne'c à servir de dernière demeure aux coupables condamnes à mort ; elle est faiblement éclairée par une fenêtre garnie de forts barreaux de fer. Sur un côté une poste fermée. Une table et une cbaise.
PiOBERT {il paraît écouter avec attention près de la porte).
Je n'entends rien encore I.... ah I (ju'il lai"de à venir I Mon message à Sara n'aura pu parvenir.
Grand Dieu I toute espérance à mon ame est ravie I . . . Et pourtant cet anneau pouvait sauver ma vie I Sur ta tête , Sara , ma falale imprudence A fait peser un injuste soupçon , Et je n'implorais mon pardon Que pour prouver ton innocence.
Et toi qui l'as ravie à mon amour extrême , Ya , je ne voulais point éviter ton courroux. Non , Robert à tes coups Se fut livré lui-même.
Tu l'entendrais le dire : « Ah I quelle erreur l'abuse I » Je lésais, tout l'accuse , » Et pourlant , je le jure , » S;;ra fut toujours pure.
» J'en atteste le ciel lui-même \ » Dieu , qui m'enlend à celte heure suprême I
» Bientôt pour moi la tombe va s'ouvrir,
» Crois-tu, qu'en cet instant , j'oserais te mentir ?
( On ciilend les pas de soldais qui s'approchent et un bruit de venoux. )
IVlais quel bruit se fait entendre?.. .
Ciell (|ue vais-je enfin apprendre?