Arrêté du 3 avril. Âulard, XII, p
4. Cf. arrêté du 7 germinal (Âulard, XII, 261) relatif aux réquisitions faites sur le département de TÂube en faveur de celui des Ardennes.
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tance de rarrondissement des districts. » Ce projet fut décrété le 2 germinal et les districts n'eurent plus de raison pour refuser de livrer des grains qui devaient être remplacés sans frais de transport à leur charge.
Il arrivait parfois que les représentants en mission près des armées faisaient des réquisitions sur les mêmes districts déjà frappés de réquisitions par la Commission des approvisionnements. Lindet présenta plusieurs arrêtés pour remédier à ces abus et fit décider par le Comité, que le droit de réquisition n'appartiendrait qu'à la Commission des subsistances et approvisionnements que l'on devait considérer comme Tautorité centrale \ Dans des cas d'urgence absolue, les députés en mission pouvaient faire une réquisition, mais à charge d'en aviser aussitôt, et le Comité de salut public, et la Commission.
Lorsque l'armée de la Moselle se rendit devant Charleroi en passant par Arlon et Dinant, le pays qu'elle traversait était ruiné : Valenciennes était au pouvoir de l'ennemi. Lindet fit tirer des farines des magasins de Paris, et ce fut Laurent ', alors en mission à Maubeuge, qui se chargea de ce lourd service '.
La difficulté de ces approvisionnements au moment de l'hiver obligea Lindet de se préoccuper des moyens de transport. Il y avait alors une administration des convois militaires, une agence des charrois et une administration des relais qui avaient remplacé les anciennes compagnies supprimées. La direction de cette partie du service appartenait au ministre de la guerre.
L'administration des relais se présenta la première et se chargea, dit Lindet, de Tapprovisionnement de Maubeuge. Je reconnus dans vingtquatre heures qu'elle n'avait aucun moyen. Je m'adressai à l'agence des charrois, qui se chargea de tous les transports et s'en acquitta avec autant