‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 95 sur 201 · Lettre du 7 septembre 1793, Aulard, VI · texte numérisé non relu

Lettre du 7 septembre 1793, Aulard, VI

Oudot (Charles-François), né à Nuits (Côte-d'Or), le 4 avril 1755, substitut du Procureur général près le Parlement de Dijon, député de la Côted'Or à la Législative, député du Puy-de-Dôme au Conseil des Cinq Cents, député de la Côte-d'Or au Conseil des Anciens, conseiller à la cour de Cassation sous Napoléon, proscrit en 18 16, rentré à Paris en i83o, mort en cène ville, le 12 avril 1841.

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crimes nés d'une insurrection puissent être jugés par les tribunaux ; il Tavait dit et écrit à plusieurs reprises : le fédéralisme ne pouvait être jugé que par la Nation^ comme les Girondins eux-mêmes. Mais les auteurs du mouvement devaient être mis dans rimpossibilité de nuire jusqu'au moment où, les passions s'étant calmées, les commissaires délégués par la Convention pourraient rendre compte à la Convention elle-même, dans un rapport général, des causes du mouvement, de la responsabilité qui devait peser sur les auteurs, les complices ou les victimes égarés de ce grand mouvement départemental. Nul mieux que Lindet ne comprenait combien les manifestations des sections de Paris avaient surexcité les départements et contribué à grouper autour de Tinsurrection des citoyens sincèrement républicains, vraiment patriotes, qui ne croyaient point trahir la patrie en embrassant la cause des proscrits. La Montagne victorieuse n'avait pas le droit d'être implacable vis-à-vis des vaincus, car elle avait aussi, à diverses reprises, manqué de justice envers ses adversaires et provoqué leurs ressentiments. Dès le début, — Lindet l'avait déclaré au Comité de salut public, — l'insurrection renfermait beaucoup d'égarés, et l'oubli devait couvrir les fautes si la rétractation était sincère et loyale. Mais le temps seul pouvait permettre de juger la conduite des administrateurs rétractés. Le seul moyen d'assurer une bonne justice consistait donc à mettre provisoirement en état d'arrestation les administrateurs soupçonnés, sauf à statuer sur leur son après la pacification.

Les proclamations et les lettres des représentants promettaient cette pacification, mais nullement l'amnistie. A leur sortie du donjon. Prieur et Romme avaient donné, le 4 août, l'ordre d'arrêter Lahaye René-François et Châtel Louis aîné; le 5 août, Lindet fit arrêter Leclerc, administrateur, et Percy ', commandant l'artillerie ; le 29, Gohier de Jumilly, curé de Saint-Jean, Barbot l'aîné ou le père du peuple, Cauvin, domicilié à Bures, ci-devant administrateur, Fauconnier le jeune, Chaix d'Est Ange, curé de Saint-Étienne \ Viennent ensuite : le !«'' septembre, Dubosq,

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