‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 15 sur 87 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

PIERRE, ROGER, GENDARMES, puis RÉMOND et BERTRAND.

PIERRE

Ah ! monsieur Roger, vous avez mis vos chevaux à l'écurie!

ROGER

Oui... ils déjeunent actuellement!... C'est notre tour présentement ! Pierre, garde à vous ! Du jambon... et du bon. Ah ! pour du bon jambon, il y a du bon jambon ici. (A S3s gens.) Il est excellent ici, le jambon.

PIERRE

J' vas vous servir ça !

ROGER

Surtout du bon vin.,. Ah! pour d\i bon vin, il y a du bon vin ici.

A ce moment, Rémond tt Bertrand reparaissent en scène et

font les fashionables.

PIERRE, à Roger

Soyez donc tranquille... Tenez, vous vous mettrez là, vous déjeûnerez en compagnie.

34 RODERT-MACAIRE

Peste soit des convives! Je me serais bien passé de l'honneur.

ROGER

J'ai vu ces gens-là quelque part... Pierre 1

PIERRE

Plait-il ?

ROGER, bas.

Gonnais-tu ces deux hommes?

PIERRE

C'est deux voyageurs qui ont passé la nuit ici.

BERTRAND, bas à Rémoncl.

Comme il nous examine, le cheval des logis!

ROGER

En effet! je les reconnais, je les ai rencontrés hier sur la route !

PIERRE

Ce sont de braves gens, bien honnêtes, bien tranquilles. Le premier, là, celui qui tourne le dos, c'est un grand chanteur, il fait tout ce qu'il veut de sa voix.

ROGER

Alors, il devrait bien s'en faire un pantalon.

RÉMOND, bas à Bertrand.

Dis donc, tu l'as reconnu ? C'est celui qui nous a toisés hier, tandis que nous lui montrions nos passeports.

il aurait bien pu rester chez lui aujourd'hui !

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