‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 32 sur 87 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BERTRAND, seul, puis MACAIRE, ELOA et le BARON.

BERTRAND, seul.

Quel élan de générosité ! Eh ! Eh ! Un monsieur bien mis et une jeune dame à moitié pâmée descendent de la voiture ! 11 y a peut-être quelque chose à faire.

LE BARON, entrant avec Eloa à demi pâmée, un chien sous son manteau, et suivis de Macaire.

Chère enfant... remets-toi... Ah I quel événement?

ELOA

J'en aurai la larme à l'œil pendant six mois ! Et ce pauvre Gustave !

M A CAIRE

Gustave? Votre cocher?

ELOA

Non! mon toutou... (Elle le montre.) Je l'ai appelé ainsi en souvenir du fils que j'aurais tant désiré avoir, si feu mon mari avait été capable...

LE BARON

Ma fille... Ces détails, devant un inconnu... BERTRAND, à part.

Appeler son chien Gustave... Le nom de mon père?

ELOA, caressant son chien.

Tu as été bien ému... bien ému... N'est-ce pas,Tatave?

LE BARON, à part.

Et quand il est ému,.. Tatave! (Haut.) Monsieur... croyez que notre éternelle reconnaissance.

ELOA

Oui» monsieur... noire éternelle reconnaissance.

MACAIRE

Oh ! madame, je bénis le hasard qui me permet d'entendre d'aussi douces paroles sortir d'une aussi i'ilif Iniuche !

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