SCÈNE VIII
BERTRAND, seul, puis MACAIRE, ELOA et le BARON.
BERTRAND, seul.
Quel élan de générosité ! Eh ! Eh ! Un monsieur bien mis et une jeune dame à moitié pâmée descendent de la voiture ! 11 y a peut-être quelque chose à faire.
LE BARON, entrant avec Eloa à demi pâmée, un chien sous son manteau, et suivis de Macaire.
Chère enfant... remets-toi... Ah I quel événement?
ELOA
J'en aurai la larme à l'œil pendant six mois ! Et ce pauvre Gustave !
M A CAIRE
Gustave? Votre cocher?
ELOA
Non! mon toutou... (Elle le montre.) Je l'ai appelé ainsi en souvenir du fils que j'aurais tant désiré avoir, si feu mon mari avait été capable...
LE BARON
Ma fille... Ces détails, devant un inconnu... BERTRAND, à part.
Appeler son chien Gustave... Le nom de mon père?
ELOA, caressant son chien.
Tu as été bien ému... bien ému... N'est-ce pas,Tatave?
LE BARON, à part.
Et quand il est ému,.. Tatave! (Haut.) Monsieur... croyez que notre éternelle reconnaissance.
ELOA
Oui» monsieur... noire éternelle reconnaissance.
MACAIRE
Oh ! madame, je bénis le hasard qui me permet d'entendre d'aussi douces paroles sortir d'une aussi i'ilif Iniuche !