ACTE PREMIER
ELOA
Comment?
MACAIRE
Qu'est-ce que vous demandez? (Au baron.) Mon domestique vous a demandé quelque chose?
LE BARON
Du tout...
MACAIRE
Alors, c'est donc vous qui demandiez...
Oui, monsieur demandait comment vous voua trouviez à pied...
MACAIRE
Encore une fois, voulez-vous bien vous taire ? Vous vous permettez de vous mêler à la conversation... arrière!... taisez-vous... faquin, drôle... impudent personnage.
BERTRAND. -
Pardon...
MACAIRE
Je ne veux pas me fâcher; mais un mot de plus, je vous chasse... Sortez de chez moi!... Qui m'a donné un fat de cette espèce. ..
BERTRAND
Me voilà encore sans place ! Et nous sommes à la fin du mois !
ELOA
Oh! monsieur, ce garçon a l'air si dévoué, si honnête!
MACAIRE
Allons: soit... je lui pardonne. Cegaillard-là connaît mon faible... il abuse de mes nombreuses bontés... Sa mère fut ma nourrice... Enfin, monsieur voici le fait • je traversais avec mon valet cette forêt, où je
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comptais faire quelqaes opérations géolegiqties4;.. Moi et mon valet, nous étions descendus de voiture et pendant que j'expierais les environs, un manant, un polisson, s'élance dans mon carrosse, fouette mes chevaux, et nous laisse-là à pied moi et mon valet.
ELOA
Quelle abomination !
MACAIRBt
N'est-ce pas, madame ?
LE BARON
C'est étonnant ce qu'il y a peu de gens honnêtes
BERTRA ND.
Des chansonnettes!... Ah ! j'en connais beaucoup,
moi 1
ChantaDt.
Ah 1 qu'il est bon, bon, bon De dormir à dctix...
MAGAIRE.
Monsieur ne parle pas de chansonnettes, mais de gens honnêtes.
BERTRAND
Ah 1 bon! Des gens honnêtes ! . . . Connais pas !
LE BARON
M. le chevalier, daignerez-vous accepter une place dans notre voiture.
MAGAIRE.
Je ne sais si je dois.