‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 59 sur 87 · ACTE TROISIÈME H · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME H

Ah ! mon ami ! Je ne comprends pas que tu fréquentes des gens comme ça.. .je vais me laver les mains ! Ah! Tu peux dire que tu as une tête.

MAGAIRE.

Bertrand, je suis content de vous I et si aux yeux du monde, vous passez pour mon secrétaire, dans l'intimité, vous êtes et serez toujours mon meilleur ami. . . (Bertrand veut lui prendre sa montre. Il s'en aperçoit.) Pas avec papa !

BERTRAND, àpart.

C'est raté!

MAGAIRE.

Maintenant... ne pensons plus aux affaires!... Soyons tout à l'amour ! (Riant.) Dis donc, Bertrand, je ne peux m'empêcher de rire quand je pense à cette respectable ganache de baron qui avec sa grande fortune... Elle est vraiment bonne, celle-là!

BERTRAND, riant.

Hi ! hi ! hi ! (Illui chipe sa montre.) Oui! Elle est bonne !

MAGAIRE, se dirigeant vers son appartement. A tout-à-l'heure, Bertrand ! (Déclamant.) Je vais donner une heure aux soins de ma toilette, et le reste du jour sera tout à... 11 faudrait une yime à toilette.

BERTRAND

Ma reinette !...

Et le reste du jour sera tout à ma reinette !... Le vers a un pied de trop, mais je ne lésine pas le jour de mon mariage. Au revoir mon ami...

'Il 4 ROBERT-MACAIRB

BERTRAND, lui montrant la montre.

Dis donc ! Pas avec papal

MACAIRE

Polisson !

BERTRAND, la lui rendant.

C'était pour t'offrir mon cadeau de noces I

II la hii rend.

MACAIRE, avec admiration.

Mon élève 1

Il sort.

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