‹ Robert-Macaire; drame burlesque en quatre actes, prIecédé de L'auberge des adrets; prologue en deux parties de MM. Benjamin Antier, St. Amand, Frédérick-Lemaitre et Paulyante [pseud.] RemaniéChapitre 61 sur 87 · SCÈNE VII LE BARON, ÉLOA · texte numérisé non relu

SCÈNE VII LE BARON, ÉLOA

LE BARON

Enfin! Te voilà donc un mari, enfin! Ce n'est pas sans peine. Pourvu que ce clier époux ne vienne jamais à découvrir que mes titres ne sont que des titres en l'air et mes propriétés que des châteaux en Espagne.

ÉLOA

Plus bas, plus bas, mon père, si l'on vous entendait i^C'est que, voyez-vous, je tiens à son estime, à son amour!... A son amour surtout! Il y a si longtemps que je suis veuve !

LE BARON

Quel gendre je vais avoir-là! 11 est d'une moralité à toute épreuve, d'une crédulité rare, d'une bonhomie et d'une magnificence!... Je suis sûr qu'il est millionnaire!

ÉLOA

Pour le moins!... Mais que m'importe sa fortune... c'est son cœur qu'il me faut... Il y a si longtemps que je suis veuve!

LE BARON

Tu l'as déjà dit.,. Éloa !

Vous croyez?

LE BARON

Ah! le voilà!

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