SCÈNE VII LE BARON, ÉLOA
LE BARON
Enfin! Te voilà donc un mari, enfin! Ce n'est pas sans peine. Pourvu que ce clier époux ne vienne jamais à découvrir que mes titres ne sont que des titres en l'air et mes propriétés que des châteaux en Espagne.
ÉLOA
Plus bas, plus bas, mon père, si l'on vous entendait i^C'est que, voyez-vous, je tiens à son estime, à son amour!... A son amour surtout! Il y a si longtemps que je suis veuve !
LE BARON
Quel gendre je vais avoir-là! 11 est d'une moralité à toute épreuve, d'une crédulité rare, d'une bonhomie et d'une magnificence!... Je suis sûr qu'il est millionnaire!
ÉLOA
Pour le moins!... Mais que m'importe sa fortune... c'est son cœur qu'il me faut... Il y a si longtemps que je suis veuve!
LE BARON
Tu l'as déjà dit.,. Éloa !
Vous croyez?
LE BARON
Ah! le voilà!