JUILLET
Le 2. — Je réitérai ma médecine des trois manières ; je me l’administrai comme la première fois , et je doublai la quantité de ma potion.
Le 3. — La fièvre me quitta pour tout de bon ; cependant je ne recouvrai entièrement mes forces que quelques semaines après. Pendant cette convalescence, je réfléchis beaucoup sur cette parole : — « Je te délivrerai ; » — et l’impossibilité de ma délivrance se grava si avant en mon
Hosiiffon
esprit, qu elle lai défendit tout espoir. Mais, tandis que je me décourageais avec de telles pensées , tout à coup j'avisai que j’étais si préoccupé de la délivrance de ma grande aUlictiou . que je méconnaissais la faveur que je venais de recevoir, et je m’adressai alors moi-même ces questions : — t N ’ai-je pas été miraculeusement délivré d’une maladie , de la plus déplorable situation qui puisse être et qui était si épouvantable pour moi? Quelle attention ai- je fait à cela? Comment ai-je rempli mes devoirs ? Dieu m’a délivré et je ne l’ai point glorifié ; c’est-à-dire je n’ai point été reconnaissant , je n’ai poiut confessé cette délivrance ; comment en attendrais-je une plus grande encore ? »
Ces réflexions pénétrèrent mon cœur ; je me jetai à genoux, et je remerciai Dieu à haute voix de m’avoir sauvé de cette maladie.
Le 4- — Dans la matinée je pris la Bible, et, commençant par le Nouveau-Testament, je m’appliquai sérieusement à sa lecture, et je m’imposai la loi d’y vaquer chaque matin et chaque soir, sans m’astreindre à certain nombre de chapitres, niais en poursuivant aussi long-temps que je le pourrais. Au bout de quelque temps que j’observais religieusement cette pratique, je sentis mon cœur sincèrement et profondément contrit de la perversité de ma vie passée. L’impression de mon songe se raviva, et ces paroles : — « Touns ces choses ne t’ont point amené a repentance » — «affectèrent réellement l’esprit. C’est cette repentance que je demandais instamment à Dieu, lorsqu’un jour, lisant la Sainte Écriture, je tombai providentiellement sur ce passage : — « Il est exalté prince et sauveur pour donner repentance et pour donner rémission. — Je laissai choir le livre, et , élevant mon cœur et mes mains vers le Ciel dans une sorte d’extase de
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joie, je m’écriai : — « Jésus, fils de David , Jésus,