‹ Rodogune, princesse des Parthes, tragedieChapitre 25 sur 30 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CLEOPATRE

E Nfin, grâces aux dieux , j’ai moins d’un ennemi ^ La more de Seleucus m’a vengée à demi ,

Son ombre, en attendant Rodogune & fon frere. Peut déjà de ma part les promettre à fon pere.

Ils le iuivront de près & j’ai tout préparé.

Pour réunir bien-tôt ce que j’ai féparé.

O toi, qui n’attens plus que la cérémonie.

Pour jetter à mes pies ma rivale punie,

f t par qui deux amans vont d’un feul coup du fore ecevoir l’hymenée , & le trône , & la mort,

Poilon , me fauras-tu rendre mon diadème <>

Le fer m’a bien fervie , en feras- tu de même , »

Dût le peuple en fureur pour fes maîtres nouveaux De mon fang odieux arrofej^kurs tombeaux.

Dût le Parthe vengeur me t^jHkrfans défenfe.

Dût le ciel égaler lefupplic^Woffenfe ,

Trône , à t’abandonner je ne puis confentir ,

Par un coup de tonnerre il Vaut mieux en fortir ,

Il vaut mieux mériter le fort le plus étrange.

Tombe fur moi le ciel , pourvû que je me venge. J’en recevrai le coup d’un vifage remis.

Il eft doux de périr après ennemis ;

Et de quelque rigueur que le deftin me traite ,

Je perds moins à mourir , qu’à vivre être fujette;

Mais voici Laonice , il fauc diflïmuler Ce que le feul effet doit bien-tôt révéler.

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