‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 11 sur 136 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

RONDELET, à Fatichoti qui vient d'entrer suivie de Perrette.

Fanchon, dans la vieille armoire, tu prendras Les oreillers brodés et les plus jolis draps. Ceux de mon mariage...

A la baiîîive.

Ils viennent de famille...

Ils ne devaient servir qu'aux noces de ma fille, Mais pour Monseigneur...

LA BAILLIVE

Quoi! Monseigneur?

RONDELET

Oh! pardon!...

J'oubliais que c'est un secret...

Quel gros bourdon !

RONDELET

Je perds la tête... Excusez-moi!...

A Fanchon.

Vite, prépare La chambre rose aux lys dorés, et me la pare. Après avoir sorti le vieux fauteuil caduc, De tout ce qui la peut rendre digne d'un duc!

A la hailUve.

Je n'ai pas dit d'un gouverneur.

LA BAILLIVE

C'est même chose.

FANCHON, à part.

D'un gouverneur!

RONDELET

Allons, ouste!,.. A la chambre rose!...

Fanchon décampe. A Perret te.

Toi, Perrette, tu vas, d'un torchon exigeant, Me fourbir la vaisselle et les couteaux d'argent. Pour dresser le couvert des grands jours de frairie!

LA BAILLIVE, azi^af/Zî.

Dire que ces croquants ont de l'argenterie!... Comme nous!... Plus que nous sans doute!...

Il se pourrait!

ROxNDELET,7z^r.

Oh! vous savez, ici, j'ai plus qu'il ne paraît, Et, mon auberge et moi, nous avons l'assurance, Vraiment, d'être toujours prêts à toute occurrence. Le gouverneur sera content.

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