‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 117 sur 136 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

Bien entendu, plus que jamais, j'entends Rester l'ami de mon cousin Roger Bontemps...

LA BAILLIVE

Bien!

LE BAILLI, rectifiant.

Rien n'est bien ou mal qu'autant que je le trouve. Il lui plaît de se marier... et je l'approuve.

LA BAILLIVE

Soit!

LE BAILLI

C'est ce soir, je crois, qu'on signe le contrat... Vous y viendrez dans votre robe d'apparat Et nous assisterons tous deux à la lecture,

Montrant Roger Bontemps.

Pour lui faire l'honneur de notre signature...

Vous me gâtez!

LE BAILLI

Jamais assez.

LA BAILLIVE, 5^ levant.

Soit! j'y souscris!...

Je dirais : non, cela finirait par des cris!... Monsieur Roger Bontemps vous a monté la tête...

ROGER BONTlfAVS, l'air innocent.

Qui, moi?

LA BAILLIVE

Vous, un moment...

Continuant, au hailli.

Mais je ne suis pas bête ! . . .

Et je ne mettrai pas tout le monde au courant. Quand vous vous conduisez, Monsieur, comme un tyran!

LE BAILLI

C'est bien mon tour, je pense!

LA BAILLIVE

Est-ce que je réclame?

Non, non!... Vous êtes deux contre une faible femme!

Faussement soumise.

Vous pouvez ordonner, vous êtes mon mari... Rien ne me servirait de prendre un air marri... D'ailleurs, en tout ceci vous êtes peu de chose!

Moi! Peu de chose! Moi! Vous osez dire?

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