‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 122 sur 136 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

Mais ces quarante ans sont ceux de -Roger Bontemps! Je n'ai jamais été si vraiment jeune encore!... Avant je l'étais trop!...

En haussant les épaules.

Tout s'use!... La pécore, Qui va me comparer avec son vieux débris!... Moi! moi!.., '/ Quelque petit bonhomme!... » Je souris!

Plus doucement.

Je souris !...

// aperçoit Rondelet.

Ah! Voilà Rondelet!... Mon beau-père!

RONDELET

Eh bien, ta noce est un événement, j'espère?... J'en ai serré des mains, reçu des compliments, Des tapes sur le ventre et des embrassements!... Vrai, depuis ce matin, ce que Vougeot peut boire!... Tu sais que les malins ne veulent pas y croire...

Pourquoi donc?

RONDELET

Quand on a tellement varié!...

Les gens ne se font pas à te voir marié !...

Us s'y feront !

RONDELET

Bien sûr!

Il faudra qu'on s'y fasse !

En attendant la noce, on signe la préface, Tout à l'heure!...

RONDELET

Un contrat superbe !...

... OÙ, par bonheur, J'apporte en dot ce qui me vient du gouverneur.

RONDELET

La dot est d'importance, et, pour en être digne. Je me dépouille, moi, jusqu'à donner ma vigne... Sans parler d'une somme en bons écus comptants!... C'est le plus beau contrat signé depuis longtemps!... Ce que j'en fais, c'est bien pour toi...

Je te rends grâce!

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