‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 132 sur 136 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

RONDELET

Il devient fou !

Mais non..

Je dis qu'au lieu du mien, il faut un autre nom...

LE NOTAIRE

Ça, par exemple ! Un autre nom!

il nous offense !

Elle épousait en moi son vieil ami d'enfance...

Celui qu'elle aime — il faut qu'on le sache, à Vougeot,-

N'est pas Roger Bontemps, mais Antoine Berjaud.

■ANNE-MARIE

Toinet!

TOINET.

Qui, moi ?

ROGER BONTEMPS, au notaire.

Voilà le nom qu'il faut inscrire...

RONDELET

Je vous défends...

Tu ferais mieux de leur sourire A ces enfants, tous les deux faits pour s'adorer Et que, sans le savoir, j'ai failli séparer...

COSTET.

Ah çà! C'est un roman!...

PICOCHE.

C'est une comédie!...

Je ne céderai pas, malgré ta perfidie... Et je refuse.,»

Allons! ne fais pas le méchant!...

Le meilleur est encor de céder sur-le-champ. A quoi bon s'entêter contre l'inévitable?... Tout est prêt : l'encrier, la plume, sur la table... Les fiancés sont là, leurs deux cœurs pleins d'amour.

Montrant h notaire.

Il faudrait déranger Monsieur, un autre jour...

De plus, sache... oh! la chose est bien indifférente!.

Mais je donne à Toinet la moitié de ma rente.

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