‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 19 sur 136 · ACTE I, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VII

Que sais-je ? Vingt écus par mois, peut-être trente... Vient-elle, ou non, d'un prince?... Il n'est pas exigeant : Il ignore son père et dépense l'argent.

LE BAILLI

Il en dépense même un peu plus qu'il n'en touche.

LA BAILLIVE

Vous dites, vous?

LE BAILLI

S'il m'est permis d'ouvrir la bouche.

Je dis ce que je sais...

LA BAILLIVE

Mais vous ne savez pas Ce que vous dites.

LE BAILLI, sans insister.

Non.

Anne-Marie entre avec un panier plein de fleurs coupées qu'elle dispose çà et là.

ANNE-MARIE

Mon père... Et le repas ?

RONDELET, Subitement agité. Ciel !... CeRogerBontemps ne m'en fait jamais d'autres!...

Le mieux serait, toujours, de l'envoyer aux peautres ! Dès l'instant qu'il paraît, voyez, même aujourd'hui. On est sûr d'oublier tout ce qui n'est pas lui...

A la hailUve et au lailli.

Je reviens... je vais mettre en train mes casseroles...

// se touche le front du doigt.

J'ai trouvé mon menu !

// sort.

LA BAILLIVE

Quel moulin à paroles !

ANNE-MARIE, à part.

J'en ai vraiment assez de ses airs persifleurs !

Elle regarde la haillive qui est allée à la fenêtre. Ah ! mais...

Pendant ce temps, le bailli s'est approché d'elle.

LE BAILLI

Vous êtes plus charmante que vos fleurs !

// lui prend la taille.

Mignonne!

LA BAILLIVE, se retournant .

Quoi ?

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