‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 35 sur 136 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les Mêmes, FLANDRIN, PICOCHE, COSTET, puis LA BAILLI VE et LE BAILLI, puis PIQ^UE- PRUNE, d'autres encore, dont le nombre s'accroît.

FLANDRIN

C'est trop fort !

PICOCHE.

Il faut prévenir tout de suite Le bailli.

COSTET, gesticulant.

Voilà quatre jours qu'il est en fuite ! Va-t'en voir, maintenant, pour le rejoindre !

FLANDRIN

Il court !

De qui parlez-vous donc ?

PICOCHE.

De maître Hochecourt.

ROGER BOi^ TE M? s y léger sursaut.

Quoi?

COSTET.

La nouvelle vient d'arriver par le coche De Dijon, qu'il a fait un trou dans sa sacoche.

Hochecourt?

ANNE-MARIE

Le notaire ?

COSTET.

Oui, le plus en crédit De toute la contrée...

FLANDRIN

Ah ! le gueux ! le bandit !

PICOCHE.

Il était de mes fonds le seul dépositaire.

LE BAILLI, entrant suivi de la hailîive.

Ah çà !... Que me dit-on? Hochecourt, le notaire, Est en fuite ?

ANNE-MARIE

11 paraît.

LA BAiLLiVE, au hailli.

Votre ami Hochecourt!

LE BAILLI, bas.

Taisez-vous donc !

PICOCHE.

Il faut le pendre haut et court !

Il faut le rattraper, d'abord.

LE BAILLI

C'est juste !

De nouveaux arrivent, parmi eux Piqueprune.

quelqu'un.

Qu'est-ce Qu'on dit? que Hochecourt...

Page 1