‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 57 sur 136 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

L'avant-garde... qui doit, ce soir, coucher ici... Je vous ai réclamé comme hôte...

Dieu merci!

TOINET.

Mes parents ont quitté Vougeot...

F EL ICI E, de la porte.

La table est prête...

TOINET, s' excusant.

Non, pour l'instant, il ne faut pas que je m'arrête...

Vrai!... J'ai voulu vous voir d'abord; mais j'ai promis

D'être au dernier tournant pour guetter les amis...

Vous savez que, depuis le marquis de Ribière,

Un bourguignon salé qui n'aimait pas la bi-ère

Et qui fut colonel de notre régiment,

Quand on passe à Vougeot, respectueusement,

On doit présenter l'arme à la vigne féconde

Qui mûrit dans son clos le roi des vins du monde.

Montrant la vigne.

Comme on la voit d'ici qui monte à l'horizon. On rendra les honneurs devant votre maison... Je m'en charge...

Il8 ROGER BON^EMPS

Eh bien, moi, je me charge, par contre. .. Tes amis ne se plaindront pas de la rencontre, Et tout à l'heure, à ta santé, face aux coteaux. Ils boiront du vieux vin des moines de Cîteaux!

A Fèlicie.

Tu m'entends, toi! Sors tout de suite les bouteilles! Choisis, à l'opposé des femmes, les plus vieilles!

FÉLICIE

Bon! Bon!

Je ne veux pas que, passant chez Berjaud, Ses camarades n'aient pas bu du vrai Vougeot!

Toinet lui serre la main. Un coup de sonnette discret à la porte du jardin. On aperçoit, derrière la porte à clairevoie, la dame du château,

Qu'est-ce encore?

// reconnaît la visiteuse.

Oh!...

Gaiement,

Décidément, c'est jour de joie!

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