‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 62 sur 136 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

FÉLICIE

Parce que son caprice est passé.

Elle est même en retard et son mari s'étonne...

Dans son monde, on rentre à Paris quand vient l'automne.

FÉLICIE

Pensez au vôtre... à votre automne!...

Bon!... C'est bon!

// s'éloigne de Félicie.

Je ne suis pourtant pas encore un vieux barbon! Et je le ferai voir!... Il est d'autres couvées! Une femme perdue et dix de retrouvées!... C'est ma devise I

FÉLICIE, à part, en le suivant des yeux.

Il fait, tout seul, le charlatan! Va! Va!... Cause toujours! Mais tu n'es pas content!

A ce moment on entend un roulement de tambour qui s* rapproche.

Quoi ?... Les soldats!...

// court à la haie.

Non, c'est Tabard avec sa caisse!

Quelque chien égaré! quelque vente!

// regarde par-dessus la haie.

Afî çà! qu'est-ce?

On dirait. .. Mais oui... La bailli ve!... Ah! mais!... Ah! mais!. Que signifie?... Et puis, Tabard ne vient jamais Jusqu'ici!... Car, enfin, c'est presque à la campagne!»,. Et cette troupe de badauds qui l'accompagne!

Tabard et quelques badauds apparaissent au fond. Félicie vient aussi près de la haie.

Oh! que je me méfie!

TABARD, après deux ou trois battements secs.

« Il est fait assavoir A tous les habitants de Vougeot que, ce soir, En l'honneur des soldats qui couchent dans la ville, Ainsi l'a décrété l'autorité civile.

Par trois ménétriers un bal sera conduit. Qui se prolongera fort avant dans la nuit...

Battements de tambour.

Ça va!... Je sens pourtant comme des railleries Dans l'air.

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