‹ Roger Bontemps; comédie en trois actes, en versChapitre 85 sur 136 · ACTE II, SCÈNE VIII I7I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII I7I

RONDELET

Tu sais, défense expresse...

A partir de demain...

Oui...

RONDELET

Tu semblés distrait?...

ROGER BONTlMFS, pour couper court.

J'ai fait vœu d'aller beaucoup moins au cabaret.

RONDELET

Toi!

Moi... J'entends ne gaspiller qu'avec sagesse Tout cet or dont le ciel, soudain, m'a fait largesse I J'étais tout prêt à me ranger, sans le savoir.

ANNE-MARIE

Il a raison!... Pourvu que vous veniez nous voir!... Je m'ennuierais sans vous...

C'est vrai ?

RONDELET

Ça, c'est étrange!

Dès qu'il a de l'argent, le voilà qui se range!

ANNE-MARIE

Pourquoi pas?... Il a bien le droit de se ranger!

RONDELET

Sans doute.

ANNE-MARIE, COquettô.

S'il nous laisse, à nous, notre Roger... Oh! d'ailleurs, si rangé qu'il soit, moi, je parie Qu'il viendra tout de même à notre hôtellerie..» N'est-ce pas?

Sûrement.

ANNE-MARIE

Ça, je vous en voudrais!...

Sans vous, je ne sais pas ce que je deviendrais.

C'est vrai?

ANNE-MARIE

Depuis longtemps vous le savez, j'espère?... D'abord, je ne suis bien qu'entre vous et mon père...

C'est vrai?

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