ACTE II, SCÈNE VIII I
Quand votre main à se donner est toute prête, Pour décider les gens, se jeter à leur tête.
De mon côté, moi-même, est-ce que je pouvais, Jusqu'ici, sans argent...?
ANNE-MARIE
Puisque moi j'en avais...
RONDELET
Il a raison!... Ce n'était pas la même chose!...
On peut aimer, en vers!... On se marie, en prose...
ROGER BONTEtA?S,foudejoie.
Qu'importe, désormais!... «Ma femme! » C'est charmant! « Ma femme! » Je dis ça tout naturellement... Pourtant, je n'y crois pas encore... Oh!...
Il appelle...
Félicie!
A Anne-Marie.
Vous... Tu permets?... Il faut que je la remercie!
A Félicie.
Elle accepte! Elle accepte!... Embrasse-moi!
FÉLICIE
Pour ça, Jamais d'aussi bon cœur on ne vous embrassa!...
Allez!... Pas de danger que je me scandalise!
Ils s'embrassent.
Et maintenant, nous deux... Viens!
RONDELET
Où?
Mais à l'église!.
J'ai hâte, pour que mon bonheur me soit certain, Que le curé soit prévenu, dès ce matin!... Il ne faut qu'un instant... l'église est toute proche... Je veux, en notre honneur, faire sonner la cloche!...
A Anne-Marie,
J'ai là tant de secrets qui voudraient s'enhardir!... Mais j'ai comme un besoin, d'abord, de m'étourdir!...
A Rondelet.
Allons, viens!
A Félicie.
Je te laisse avec ma fiancée !
Il sort rapidement, entraînant Rondelet.