ROGER, SOPHIE, CHARLES
Sophie , 'oriant mystirUusemeni de lu mauon et s'approchant sur ta points des pieds. Monsieur le curé...
CHARLES , entrant virement du côté opposé et courant à Roger. Monsieur le curé.
11. s'arrêtent tou* les deux, étonnés de sc rencontrer. (A port.) Sophie !..
SOPHIE, d part. Charles!..
nOGER. à part. Ah! . ah!.. ils en sont aux noms rie baptême .. je crois comprendre... (Moment de si/cnce.) Allons!., je vous écoute. ( Hésitation des deux jeunes gens embarrassés de se trourer ainsi en présence.) Parles sans départ c. (Les attirant d lui.) Il me semble qu’il n'y a ici personne de trop... Expliqticx-TOus, voyons!..
SOPHIE. Je n’ose...
■ CHARLES. Je crains...
ROGER Qui vous arrête ?. .
CHARLES , montrant Sophie. Si quelquefois, mademoiselle avait un autre motif que...
Sophie Si par hasard monsisur ne venait pas pour...
ROGER. Vous avex peur d'être indiscrets; alors, chacun à son tour, et tout bas. ( A Sophie.) A vous, d'abord , ma belle enfant... (Nouveau silence.) Allons, qu’est-ce que c'cst?
SOPHIE, d mi-voix. C’est, monsieur le cure, que dans ce village, j'ai passé mon enfance... avec Charles...
ROGER. Fort bien...
SOPHIE. Qu'cnsuite, quand il venait en vacances, tous les ans, nous nous retrouvions dans le même village avec plaisir...
ROGER. Avec plaisir!..
SOPHIE. Qu'alors, nousnous rappelions, nos peines , nos chagrins. . nos sermens. . . si bien qu'après nous être revus ainsi, tous les ans, nous en sommes arrivés naturellement ,i nous aimer... oh! nous aimer. ...
beaucoup.
ROGER. Et ça remonte & votre enfance...
SOPHIB. Oui, j’ai eu soin de vous dire que ça remontait là, pour vous prouver que, de ma part, ce n’était pas un caprice; mais une inclination bien prononcée.
ROGER. Fort bien exprimé!., ensuite?
SOPHIE, jetant un coup d'ait sur Charles.
Il a lé quelqu’un qui vous attend... ( fiais tant les yeux.) il veut peut-être voua dire quelque chose à aon tour...
ROGER, regardant Charles . C’est juste !...
(Allant i lui.) A vous, maintenant, mon jeune ami., qu'y a-t-il? .
CHARLES. Il y a que j’aime Sophie, depuis que j'existe... que je la trouve bonne, aimable, gentille; que je ne vois qu'elle !.. que je ne songe qu'à elle... que je n’aimerai jamais qu’elle... et que je n’épouserai jamais qu'elle...
ROGER, il n'y a que cela?.. (A pa't.) Pauvres enfans !
SOPHIE . se rapprochant doucement de Roger. Ce qu’il vous a dit, sc rapporte-t-il avec?..
ROGER, malignement. Avec?..
SOPHIB, baissant tes yeux. Ce que TOUS savex...
ROGER. Oui, oui... ça a beaucoup de rapport...
CHARLES. Monsieur le curé ce qu’elle vous a dit ressemble t-il un peu?..
ROGBn. Beaucoup!.. Ainsi donc, vous vonlex?..
CHARLES, virement. Que vous veuies A notre secours...
SOPHIE, plus virement. Que vous protlviet .i papa qu'il a tort de s'opposer à notre bonheur.
Charles et Sophie. Tout le monde vous