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statistiques de John Gay qui relevait 1.829 cas chez des sujets de tous âges, dénombrant 678 hommes et 6r1 femmes.
EL nous voudrions rappeler ici en quelques lignes les divers travaux qui ont, en quelque sorte, mis au point la question de l’invagination intestinale chez l'adulte. |
Dès 1878, Rafinesque procède dans sa remarquable thèse à une étude d'ensemble. Pratiquement, depuis Cruveilhier, aucune synthèse semblable n'avait été établie et l’on peut dire que, de la thèse de Rafñnesque part l’étude de l’invagination intestinale chez l’adulte.
Puis, en 1906, vient la thèse de Gernez, suivie rapidement des travaux de Delannoy, pour les formes chroniques. Une étude anatomique et une étude dynamique des invaginations assurent la solidité de la thèse de Gernez. Aimé Guinard lui-même, dans l’étude qu'il fait de l’occlusion par invagination dans le Trailé de Chirurgie de Le Dentu et Delbet, renvoie à cette thèse, tellement il la considère comme complète.
Et Gueulette. dans sa thèse, reprend la question dans son ensemble et passe en revision les diverses modalités anatomo-cliniques et, dans un effort de compréhension, il tente d’éclaircir à la fois la pathogénie et le mécanisme de l’invagination.
Il nous faut citer par la suite, les travaux ultérieurs de Brocq et Gueulette, ceux de Fèvre, les observations rapportées par Brisset, le rapport de Cadenat à la
DE
Société Nationale de Chirurgie, les observations toutes récentes de Laffite à la même Société Nationale de Chirurgie (1933), et, enfin :
A l'étranger également l'intérêt s’éveillait.
Botez et Dimitriu, en Roumanie, Amorosi, en Italie, Esau, en Allemagne, Ignatief en Ukraine, Mulsow aux Etats-Unis, Sasaki et Kim, au Japon, Sacco, en République Argentine, Trempe, au Canada reprennent l'étude de ja question. |
Tout récemment, Ratton et Mieng, en Indo-Chine, rapportent g cas d’invagination cæcale chez l’adulte.
Ceci semble confirmer ce que Riche exposait déjà en 1927 :
L'invagination cæcale est beaucoup plus fréquente chez l’adulte qu’il ne le semble d’après les observa tions rapportées. Devant tout état aigu ou chronique de la fosse iliaque droite, il est bon de penser à celte éventualité.
A, Deniaud 2
Lieu et progression de l'invagination
Suivant le siège occupé par l’invagination intestinale, on distingue habituellement les formes suivantes :
l’invagination duodénale,
l’invagination duodéno-jéjunale,
l'invagination jéjuno-iliaque,
l'invagination iléo-colique,
l’invagination colique,
l’invagination coli-rectale,
l'invagination rectale,
l’invagination iléo-iléale,
l'invagination de l’appendice dans le cæcum,
l’invagination du diverticule de Meckel dans le côlon.
Pratiquement, la plupart de ces invaginations sont des formes rares, dans lesquelles, ainsi qu’on le voit, l'invagination peut porter soit sur l'intestin grêle seul, soit sur le gros intestin seul.
Toutefois, dans la grosse majorité des cas, l’invagination se produit dans la région iléo-cæcale. Les statistiques anciennes (Leichstenstern) n’estimaient
qu’à 44 % les invaginations iléo-cæcales. Rafinesque
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a amené cette statistique à 55 %. Gernez, dans sa thèse, estime à 67 % la proportion d’invaginations iléo-cæcales.
Il semble — il est même incontestable — que la valvule de Bauhin joue dans le mécanisme de ces invaginations un rôle actif et pour ainsi dire essentiel. l
La dilatation anormale de la cavité du cæcum, ou le relâchement de ses parois, diminue la possibilité de résistance de cet organe. Qu’une poussée d’intestin moins large ou contractée vienne à se produire, la cavité du cæcum dilatée ou relächée ne peut plus lutter efficacement contre l'effort mécanique qui lui est opposé. La valvule de Bauhin cède alors et l’iléon, trouvant le passage libre, il se produit une invagination iléo-cæco-colique.
A ce moment, la tête de l’invagination est fixe et le collier se déroule. Il y a là quelque chose qui ressemble au mécanisme des prolapsus du rectum, l’anus étant représenté par l’orifice iléo-cæcal.
Il se produit parfois, mais le cas est plus rare, que l'iléon s'invagine sur lui-même et, arrivant à la valvule de Bauhin, il la franchit et continue à s’invaginer dans le côlon, réalisant ainsi l’invagination iléocolique.
Le mécanisme du déroulement est alors inversé et, au lieu de voir la tête fixe et le collier en voie de déroulement, nous voyons le collier rester fixe et la tête se dérouler.
Ii est intéressant de comparer à ce sujet quelques
statistiques qui établissent la fréquence des invaginations dans les portions de l'intestin avoisinant lé cæcum.
Brinton donnait les chiffres suivants rapportés par
Guinard :
Invaginations de l'intestin grêle. .: , .. 42,000 32 % Invaginations du gros Intestin Le 2 0020 C CEE PA Invaginations iléo-cæcales et iléo-coliques........ 56 %
Rafinesque reprit cette statistique et, la critiquant, fit porter son étude sur 55 cas chroniques. Il donne
les résultats suivants :
Invaginations de l'intestin grêle.......:.......... 15% Invaginations coliques et rectales................. 15% Invaginations 1lé0-éæ0alés HT CT ER IE 60 %
PROGRESSION DE L'’INVAGINATION.
Une fois l’invagination constituée, le boudin prend dans l'intestin la position d’un véritable corps étranger. Il freiné mécaniquement le péristaltisme général intestinal et, devant ce freinage descendant, il se produit au-dessus dé ce boudin, un péristaltisme exagéré, souvent considérable.
Le résultat immédiat de cet hyperpéristaltisme se traduit par des coliques douloureuses, subintrantes, qui entraînent le sujet à s’efforcer d'aller à la selle, à « pousser », favorisant ainsi la progression du boudin et intensifiant le degré d’invagination déjà atteint.
APT Re