‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 315 sur 319 · III. — POÉSIE KHANÇAISE · texte numérisé non relu

III. — POÉSIE KHANÇAISE

Peu de cas que Rollin fait de la poésie française et peu de place qu'il lui réserve. — Considérations qui la lui font trouver dangereuse 2'.U

l'iiii.ifMii'iiii-:

Services rendus par Rollin à la Philosophie enseignée dans les collèges en la débarrassant des subtilités de la Scolaslii|ue et de la .Métaphysique, en en faisant en français une Science pratique à la portée de tous. — Son programme conforme à celui ilc Fleury et approuvé par les |diilosoplies modernes. .MM. Fouillée. Marion. — Sa morale excellente, sauf certaines atlarln-s au Jansi-nisme. — Kogi(|ue basée sur Wirl dr pcnsrr d'Arnauld. — .Mélapliysiquc à peine mentionnée. — Seconde année de philosophie consacrée surt<»ul à l'i-tude lie la nature. — Conseils de Rollin donnés ii l'abbé l'Iuclii' pour son ouvrage [Siirctaclvs de lu \tifun-). — Rollin promoteur de la physitpu' des enfants el de renseignement ii\luitif. — Nécessité des mystères en religion -9.'»

IlOLLIN. .^-

Persistance de l'Université à exiger, pour les élèves et pour les maîtres, le latin comme langue usuelle. — Inconvénient d'un pareil système. — Initiative d'une réforme à Port-Royal. — Latin insuffisant à rendre, sans mots nouveaux, les progrès des sciences et des lettres. — Avantages qu'oITrait autrefois le latin pour la corresjiondance entre savants étrangers et pour la Théologie et la Littérature chrétienne. — Deux méthodes d'enseignement du latin, l'une par la version et l'explication, l'autre par le thème et l'étude de la grammaire. — Dill'érentes grammaires de Despautère, de Port-Royal, de Lhomond. — Projet de RoUin de composer une grammaire due à la collectivité des maîtres. — Ghrislianisation dans l'Université des auteurs païens. — Détails sur la prononciation du latin et du grec altérée dans les collèges.

— Services qu'a rendus et que rendra toujours l'élude du latin... 301

litude du grec. — Le grec, peu apprécié au xvm" siècle, mais préconisé par Rollin comme source du bon goût et comme la plus facile de toutes les langues européennes. — Grammaires et thèmes grecs reconnus nécessaires pour l'étutJe du grec. — Éloge du Jardin des racines grecques de Lancelot. — Défense d'annoter les textes grecs à expliquer. — Supériorité du grec sur le latin et sur le français.

— Chaque dialecte grec constitue une véritable langue. — Atticisme. — Vœu de Rollin pour que la jeunesse s'attache à l'étude

du grec 312

Comment Rollin a composé ce supplément au Traité des Eludes. — Il n'est que la reproduction des préceptes de la méthode de Fénelon. — Importance qu'ajoute Rollin à l'enseignement historique. — Education des filles aussi nécessaire que celle des garçons. — Préférence donnée à l'éducation privée sur l'éducation des couvents. — Ignorance des maîtresses. — Rollin les blâme de pousser les élèves à se faire religieuses. — Difficile choix d'une institutrice ou gouvernante. — Programme très simple à suivre pour l'éducation des filles. — Lectures choisies dont elles doivent faire un compte rendu; pas de romans, pas de latin, à moins que ce soit pour des religieuses. — Soins à donner à l'étude du français. — Utilité dans une certaine mesure de la danse et de la musique. — Quel doit être le rôle de la femme dans la société, dans la famille, dans le gouvernement intérieur de la maison. — Critique des Précieuses. — L'Éducation doit être utilitaire 318

AliliKCÉ 1)1-: OLINIILIEN

Adiuiralion île llolliii i^our Quinlilien, dont il fait l'objel de ses leçons au Collège de France. — Analogies de silualion el de sentiments entre les deux auteurs latins et français. — Emprunts de Uollin à Quinlilien dans son Traité des Études. — Lecture des bons auteurs jugée par eux deux comme méthode préférable aux règles.

— Usage de la langue maternelle recommandé par tous les deux.

— Proscription par RoUin, par Quinlilien des comédies, de la danse el de la musique elFéminée. — Blâme des lieux communs et des figures de rhétorique. — Libre essor donné, dans les deux traités, à l'imagination el à la fécondité de la jeunesse 32'J

Page 1