DES EXTERNES
Nous avons di'jà parlé des (externes, (|ue l'on a|i|iel,iit aussi Marlini'h. Leur ri'pnlalion ('lail di'lesl.ilile , car la iiliiparl d'cnli'e eux passaient le leni|is à eonrir de collège en eollège, ne se |»i'(''|»aianl ;i aucun examen, et \ i\ ant. coninie dit (îran gier en 1(12."», en \(''ritables vinnudiils. Us conq)os;Ment la majeure |iarlie de la popidation scolaire^. Le l'iincipal ne les connaissait guère, leurs l'elalions n'étant (|u'a\ec les régents à (|ui ils ilevaienl une retributimi convenue entre eux au com
1. Qiiiclicr.'il, llislniri' lie !^uinli'-l{iir/'f, I. 1, p. lil.
•2. ihui., p. -;;.
mencomont de raniu'C. Ils n'avaient affaire au Principal qu'au moment de passer l'examen de bacii(;li('r ou de maître es arts; ils allaient alors prendre chez lui, moyennant finances, un certificat d'études (jui leur était délivré sur l'attestation des professeurs. D'autres externes, nommés Galoches h cause des patins ou galoches qu'ils portaient i)our traverser les boues du quartier latin, suivaient en amateurs les classes des collèg-es. (( Ils apportaient, dit Grangier ', grand destourbier aux pensionnaires par les nouvelles dont ils leur faisaient part, et l'envie qu'ils leur donnaient de se mettre en la liberté dont ils jouissaient. »
Tous ces détails ne nous inspirent que peu d'estime pour les élèves de l'ancienne Université.
1. Bibliothèque de l'Universilé, H F AU. Factum de Grangier, p. SO.