Roman du Renard
DE GOETHE /ÏtK~ en \~a'lançais par M. U. HtNGLAts (CHANT 1~) SOMMAIRE. Comment le roi Noble ayant convoqué tous ses barons en cour plénière, Renard n'osa se présenter. Accusa-tions portées contre lui par Isengrin, le loup. Poltron, le chien, Hinze, le chat et la panthère. Grimbart, le blaireau, neveu de Renard, prend la défense de son oncle. Le coq Hennin défère au tribunal du roi le meurtre de sa fille Grattepied. Le roi dé-pêche à Renard Brun, l'ours, pourle sommer de comparaHro en jugement.
L'aimable Pentecôte était venue. Aux champs,
Aux bois, feuillage et fleurs; sur tes cimes verdies,
Dans les joyeux bosquets, les oiseaux par leurs chants
Célébraient teur réveil les parfums des prairies
Embaumaient les vallons. Le gazon diapré,
Le ciel serein brillaient avec un air de fête.
Noble assemble sa cour a son ordre sacré
Chaque vassal docile à se rendre s'apprête.
Beaucoup de fiers seigneurs viennent de tous cotes,
Et parmi les plus fiers le geai, ta grue altière.
De par !e roi petits et grands sont invites,
Car ce jour le lion veut tenir cour plénière
Avec tous ses barons. Nul n'y devait manquer
Un seul s'abstint pourtant le Renard que ses crimes A ces féaux qu'il ptait au roi de convoquer Empêchent de s'unir. Tous étaient ses victimes; H craignait le grand jour pour ses nombreux méfaits. Chacun d'entre eux avait d'une ou d'autre manière De sa friponnerie éprouvé les effets.
Il n'avait épargné que le Bts de son frère, Grimbart, le blaireau. Lors, te premier, Isengrin Expose ses griefs, entoure d'un cortége De cousins et d'amis, et suivi de l'essaim De tous ses partisans. H vient devant le siège De Noble et parle ainsi « Tres-honoré seigneur Et roi, daignez ouïr l'exposé de ma plainte Vous êtes noble et grand, digne de tout honneur; Vous faites à chacun justice non restreinte.
Soyez aussi touché des torts que !e Renard, Cet animal pervers, ce traître incorrigible, Avec honte m'a fait subir; mais à l'égard De ma femme surtout, ayez le cœur sensible.
Que de fois l'insolent sans pudeur l'outragea i Et mes pauvres enfants, quel traitement horrible 1 D'ordure il tes couvrit, si fort les aspergea De son eau corrosive, hélas qu'en ma demeure J'en ai trois encor qui, pour longtemps aveugtés, Endurent, grâce à lui, te martyre à toute heure Il est vrai, ces forfaits ont été décélés; Même un jour fut Bxé pour entendre ma plainte. Il offrit le serment; bientôt changeant d'avis, Tl fuit et de son fort gagna vite t'enceinte. Tous ceux ici présents savent bien que je dis Un fait, hélas trop vrai. Non, en quatre semaines Jo ne pourrais conter tout ce que le coquin Machina contre moi de souffrances, de peines. Quand la toile de Gand serait du parchemin, 11 n'en sortirait pas assez de la fabrique Pour noter tous ses tours c'est pourquoi je tes tais. Mais l'outrage sanglant de ma femme me pique, Me dévore le coeur, et je veux désormais En presser la vengeance, oui, quoi qu'il en arrive. t Ainsi parte Isengrin. Poltron, un petit chien, Le coeur triste s'avance, et, d'une voix plaintive, S'exprimant en français, dit que n'ayant plus rien (Teite est sa pauvreté) qu'un morceau de saucisse Caché dans un buisson, le Renard t'avait pris. Lors s'élance le chat que la fureur hérisse « Noble maître, dit-il, à nut il n'est permis D'accuser le brigand autant qu'au roi tui-memp. Je te le dis, chacun ici, jeune ou bien vieux, Craint plus ce scélérat que ton pouvoir suprême. La plainte de Poltron est sans fond sérieux Depuis longtemps déjà la chose s'est passée; La saucisse était mienne et j'aurais dû dès lors Faire entendre ma plainte. Une nuit bien glacée, En allant à t'aSut, je me vis aux abords D'un moulin où j'entrai. Sur un banc la meunière Dormait profondément, et sans faire d'éclat, Je volai, je l'avoue, une saucisse entière.
Si Poltron y prétend, son droit lui vient du chat. n
La panthère à son tour « Plaidoyer inutile t II est de peu d'effet de se plaindre et crier Le mal est trop connu. La main sur l'Evangile, Je déclare Renard voleur et meurtrier.
Les seigneurs savent bien qu'aucun trait ne l'arrêt. Oui, quand tous les barons, même le souverain Perdraient l'honneur, les biens, oui, la maligne bfto S'en moquerait, pourvu qu'elle y trouvât !c gain D'un morceau de chapon. Sachez comment le lièvro Hier éprouva les coups de sa déloyauté.
Le voici, le pauvret, il tremble encor de Sevré. Renard fit le dévot, avec brièveté Voulut de point en point l'instruire de t'ofûce Sacré de chapelain. Les voilà donc assis Commençant le Credo, le maître et te novice.
Renard n'oublia pas ses ruses. Au mépris Du sauf-conduit de Noble et de la paix royale, It saisit le brave homme, et fort traîtreusement Lui tirailla la peau de sa griffe infernale.
Je passai sur ta route, et j'entendis comment Leur chant cessa soudain. Je me mis à l'écoute Surprise, j'accourus et reconnus Renard.
Il tenait Lampe au col, et vous l'aurait sans doute Etranglé, si j'étais venue un peu plus tard.
Le voita, contemplez de combien de blessures Est couvert l'innocent que tous gardent d'effroi. Si notre puissant maître abandonne aux parjures L'écriture, la paix, le saut-conduit du roi; S'it supporte un brigand, ah te prince et sa race Bien longtemps ouïront les reproches des gens Qui veulent qu'envers tous la justice se fasse. Là-dessus Isengrin « Ainsi soit 1 car je sens Que jamais le Renard ne changera de vie.
Ah qu'il vaudrait bien mieux pour los hommes de paix Qu'il fut mort dès longtemps Mais s'il prend fantaisie De l'absoudre aujourd'hui, bientôt sur nouveaux frais Sans crainte il trompera par tout son artifice Tel qui se croit le plus à l'abri de l'erreur, » Le neveu de Renard parait alors en lice, Et prenant la parole, il plaida sans terreur Puur son oncle dont tous savaient la perfidie « Seigneur loup, dit Grimbart, un proverbe, à la fois Et bien vieux et bien vrai, dit « A bouche ennemie Jamais nul ne se fie. » Ah mon oncle, je vois, De vous se peut louer Mais ce vous est facile S'il était à la cour, aimé du souverain Tout aussi bien que vous, votre parole hostile Vous vaudrait repentir; vous auriez du chagrin D'avoir renouvelé de si vieilles histoires.
Mais les maux qu'à Renard votre perspnne a faits Vous manquez prudemment d'en grossir vos mémoires. Et cependant plusieurs de ces nobles sujets Savent comme tous deux vous fîtes alliance Et vous promttes foi. J'en ferai le récit:
Un jour d'hiver pour vous il courut grande chance. Vous étiez affamé; quelqu'un vous avertit Qu'un voiturier menant sa pleine charretée De beaux poissons tout frais passait sur le chemin. A tout prix vous eussiez goûté de la pâtée; Mais l'argent vous manquait pour payer le festin. Vous gagnez le Renard; il s'étend sur la route, Contrefaisant le mort; c'était un tour hardi, J'en jure par le ciel; mais il n'y gagna goutte. Le rustre s'approchant voit mon oncle roidi, Couché dedans l'ornière. Il tire de sa poche Vite son coutelas pour le frapper d'un coup.
Mon oncle sans bouger attend que l'on l'embroche. Le charretier trompé le saisit par le cou,.
Et, se réjouissant déjtt de la fourrure, Le jette sur le char. Voilà pour Isengrin Ce que risqua Renard. Cependant la voiture Continua sa route, et le hardi coquin D'en jeter les poissons. Isengrin en cachette Suivait de loin mangeant les gros et te fretin. Mon onele fatigué du train de la ciMD'eUe, Sauta bas et voulut avotr part au butin.
Mais tout avait passé par la gorge vorace Du perfide Isengrin,qui, plus que de raison Se bourrant l'estomac, faillit crever sur place. Les arêtes restaient, et le loup sans façon Les offre à son ami. D'une autre perfidie Ecoutez le récit.: Renard chez un paysan Savait pendue au croc une superbe truie Le jour même tuée. Il choisit ce forban Pour partager le gain et le danger peut-être. Mais fatigue et danger lui restèrent en prix Car à peine avait-il grimpé sur la fenêtre, Et jeté te cochon au loup, qu'en le logis Des chiens l'ayant Sairé sur sa peau s'acharnèrent. H s'échappa blessé, rejoignit Isengrin, Auquel il dit comment les chiens le malmenèrent, Puis réclama sa part. Mais voyez te gredin a Ta portion, dit-il, sera la plus friande.
« A l'oeuvre, mon ami 1 mords vigoureusement a Quel régal que la graisse a H apporta la viande. C'était. quoi le bâton auquel précédemment Pendait notre pourceau. Mais le tard détectabte, Le savoureux rôti, le loup, ce vagabond, L'avait dévoré seul. A ce tour détestable Le Renard furieux ne dit mot, mais au fond C" qu'il pensa, chacun le pense dans son àfne. Sire, plus de cent fois Isengrin à Renard Joua des tours pareits, tout haut je le proclame, Mais n'en dirai plus rien. Si plus tôt que plus tard Vous assignez mon oncle, it saura se défendre. Pourtant, gracieux roi, monarque respecté, Vous avez pu, seigneur, et tous ont pu l'entendre, Comme par son discours aussi fou qu'eS'ronté. Isengrin a flétri l'honneur de son épouse, Qu'it devrait protéger au pérn de ses jours.
Avant sept ans passés, au bord d'une pelouse, Pendant un bat de nuh partageant ses amours, Mon oncle à Riremondo a montré sa tendresse.
Isengrin voyageait. Je rapporte tes faits Comme its me sont connus. Depuis cette faiblesse, A mon oncle souvent prodiguant ses attraits, Elle sut se montrer prévenante, amicale.
Quoi donc jamais a-t-elle accusé son amant?
Elle vit en santé; pourquoi fait-il scandale? Il n'en soufflerait mot s'n faisait sagement; tt n'y gagne qu'aB'ront. Passons à l'autre page,- Poursuivit le blaireau. Voici l'évènement Du lièvre 1- quel frivote et vide commérage 1 Le maître ne devra donc pas de châtiment A t'étéve distrait, a cervette légère.
Si de ne point punir on faisait mandement, Et si t'étourderie avait pleine carrière, Pour dresser les enfants, comment donc ferait-on 9 Poltron se plaint d'aMtfBSRi~n andouillette Pendant un jouK~~r'~t ~f~ere un buisson..
Là-dessus il de~~avo~bo~c~muette,
g–- Car l'andouille, on l'a dit, fut volée au moulin. A mon oncle Renard qui donc ferait un crime D'avoir pris au larron le fruit de son larcin ? q Les nobles et les grands à tout voleur, j'estime, Ont charge d'inspirer la crainte et la terreur. S'it l'eût alors pendu ce serait excusable.
Mais il ne t'a point fait, ne voulant pas, Seigneur, Usurper votre droit; car ce droit redoutable De pendre haut et court du roi seul est le bien. Mais pour mon oncle on a peu de reconnaissance, Quelque opposé qu'il soit aux traits de tout vaurien Et que juste soit-il. Depuis que la défense A paru de troubler la paix de notre roi, Nul ne s'y soumet mieux. Il a changé de vie; Ne mangeant qu'une fois le jour, il se tient coi Comme un dévot ermite et fort se mortifie; Sur sa chair nue il porte une haire de crin Avec grande rigueur tout à fait it se prive De tout être animé, quelle que soit sa faim.
Je le tiens d'un ami qui fraîchement arrive De lui faire visite. Il quitte Maupertuis, Et loin de ce château se fait un ermitage.
Vous dire sa maigreur, hétas je ne le puis:
Mais vous-même pourrez contempler son visage Pâte de faim, de soif et des austérités Que sans pitié pour lui saintement il endure. Quel tort peut-il souffrir de ces cris éhontes ? Pour soutenir son droit et de toute imposture Confondre la hardiesse, il n'a qu'à revenir, a Grimbart avait fini. Quelle fut la surprise De voir alors Hennin et sa troupe accourir.
()- Sur un triste hri)))Ci)rd,Grattt'))ic't,pou)cgt'i!.p, La meilleure pondeuse, et sans trtc et sans cou Etait portée. Metas son sang coulait ce critne Renard t'avait commis On devrait te coup Au tribunal du roi. Quand le coq magnanime Se présenta montrant sa grande afniction Par sa crète penchée, avec lui s'avancèrent Deux autres coqs en deuil Krayant, fort champion, Qu'en France, en Pays-Bas ses grands ergots classèrent Parmi les plus vaillants; Kantart dont la valeur, L'impétuosité n'était'nt pas moins fameuses.
Tous deux de Grattepied frères pleins de douteur, Précédant le convoi de deux torches fumeuses, Ils demandaient justice en !corsct'is gémissants. Deux autres coqs portaient le brancard de la morte, Remplissant de toin t'air de leurs tristes accents. Hennin prit la parole et paria t'e la sorte e Trcs-honoré seigneur et roi, pour un malheur, Hélas 1 irréparable, accueillez notre plainte. Ayez pitié de nous, et soyez le vengeur, Pour mes enfants, pour moi, de Grattepied éteinte C'est t'œuvre de Renard. A la Bn de l'hiver, Appelés au plaisir par les fleurs, le feuillage, Je me félicitais de voir dans le champ vert Ma famille avec moi faire riant ménage.
Douze filles et dix jeunes et vaillants fils, Tous contents, vigoureux, par ma bonne pondeuse Couvés en un printemps, égayaient mon logis.
Une place très-sùre à teur troupe joyeuse Offrait le grain du jour. A des religieux La cour appartenait, et d'un mur entourée Nous mettait à i'abri. De plus six chiens nerveux,
–!0–- Commensaux du logis, faisaient garde assurée Autour de mes enfants que tous ils chérissaient. Mais Renard le voleur no voyait qu'avec peine Que nousgoùtions les joursdont tesdieux nouscomblaient. Et que pour nous happer sa finesse était vaine. Autour du mur la nuit sans repos it rôdait Et guettait par la porte. Un jour les chiens le virent; !t fallut déta!er; prestement il courait 1 Bel et bien cependant nos bons chiens t'atteignirent Et frottèrent son poil. tt échappa pourtant, Et ne vint plus au guet. Sachez sa perfidie Bientôt il reparut en froc de pénitent, Une lettre à la main de votre sceau munie, Elle proclamait paix entre les animaux.
Lors il me déclara qu'il s'était fait ermite, S'était lié des voeux usités à Citeaux, Et pleurait ses péchés d'une âme très-contrite 1 Personne ne devait plus rien craindre de lui, De viande un stricte voeu lui défendant l'usage. Il montre un scapulaire et son froc a l'appui, Plus un certificat portant le témoignage Du prieur du couvent. Pour m'ôter toute peur, Il découvre un cilice en dessous de sa robe; Puis, il part en disant < Que Dieu, notre Seigneur, < Sous sa sainte tutelle à tout mat vous dérobe. « Adieu, car j'ai beaucoup à faire avant ce soir, a H me faut dire tierce, et sexte et none encore, » tt lisait en marchant; je ne pouvais prévoir Qu'il méditait le mal qu'aujourd'hui je déplore, Et je courus joyeux porter à mes petits Nouvelle de la paix. Grande fut t'attegressc 1 Renard étant ermite, adieu tous nos soucis Nous sortons de nos murs et tous av' c ivrcMe Goûtons la liberté. Mal nous en prit, hé)as 1 Le traitre était btotti sous l'ombre d'un branchage; Il nous barre la porte et d'un coup jette bas Le plus beau de mes fils qu'il traine à l'ermitage. Dès qu'il en sut le goût, il n'eut plus de repos; Et de jour et de nuit contre sa gueule avide A nous garder chasseurs et chiens furent des sots. Presque tous mes enfants sont échus au perfide De vingt-deux ils sont cinq; les autres ne sont plus. Sire, soyez touché de notre sort funeste Hier, il tua ma fille, et les chiens accourus En ont sauvé le corps; voyez ce triste reste C'est l'oeuvre de Renard Juste roi, vengez-nous a Et le roi dit « Grimbart, ainsi jeune l'ermito 1 Voilà son repentir voyez, approchez-vous Mais si je vis encore un an je vous invite A le voir châtié. Que servent les discours Dans le moment présent ? Ecoutez, triste père Tous les honneurs qu'aux morts on a rendus toujours Grattepied les aura. Je veux que sur sa bière Soit le pro <!e/tMM<« chanté. Puis au tombeau Nous l'ensevelirons; et des juges habiles Prononceront en cour sur ce meurtre nouveau. » Le roi commanda donc que l'on chantât vigiles. L'assemblée entonna Domine p~oceta Tout au long. Je pourrais nommer ceux qui chantèrent Les leçons, les répons; mais c'est trop long, ergo Je n'en dirai pas plus. Cela fait, ils portèrent Le corps dans une fosse, et dressèrent dessus Un beau marbre carré, poli comme le verre, Ktsu)'tcqut'tM'st))otscnorftai!'t)t)'t')n)us: « A Grattepied, <)u coq Hennin la fille cttérc~ « Des poules la meilleure, elle a ttedans son nid « Souvent pondu des oeufs, et sn) gratter la terre a Avec habitcte. C'est ici qu'elle git, .« Ravie à ses parents. Sache la terre entière c Comme traîtreusement la tua le Renard; « Et donnez-lui, passants, des pleurs, une prière. Il Voita ce qu'on y mit. Cependant sans retard Le roi fit assembler en conseil les ptus sages, Pour chercher le moyen de punir le forfait Exposé clairement à ces hauts personnages.
Tous restèrent enfin d'avis qu'on enverrait Au rusé malfaiteur un messager, de crainte Qu'il ne se dérobât par quelque malin tour; Lequel le sommerait de s'apprêter sans feinte A paraître à la cour du roi, le premier jour Du conseil des seigneurs. On chargea du message Brun, l'ours, à qui le roi dit « Moi, votre seigneur, Vous donne l'ordre exprès de faire ce voyage Avec zèle. Pourtant ayez prudente ardeur; Car Renard est un fourbe; it mettra sa finesse Entière à vous Natter, vous tromper de son mieux Nenni-da reprit fours. Ce souci ne vous presse S'il osait s'y jouer, j'en jure par les cieux, Au premier affront que me ferait sa malice.
J'en ferais repentir par de~tetMh~timents L'impertinent coquin~.s~n, D'i~alf~e punisse ), Que sa peau ne pot~Mtit y ~istcr'jt&p~temps. B
Vendôme. T~f/pf~~t~jL~m~cier. CHANT H
CHANT tt SoMMAtnE. -De l'arrivée de Brun à Maupertuis, et du tour
pendable que lui joua Renard.
A)o"s s'en va Brun, fours, avec un fier courage, Vers les monts, à travers un désert sabtonneux, Et grand, et large, <'t )ou; puis hardiment s'e<)g:)ge Dans tes montagnes où, se livrant a ses jeux, Souvent chassait Renard, comme la veille encore. !) vient a Maupertui~, où le Renard avait De trés-heaux bâtiments; car personne n'ignore Que des nombreux châteaux et forts qu'il possédait, Maupertui?, le menteur, lui servait de retraite Dés qu'it courait danger. La porte à trois verrous Etait fermée, et l'ours pour rët!fchir s'arrête; Il Bnit par crier « Monsieur l'oncle, êtes-vous Présent à la maison ? C'est Brun qui vous appelle, Brun, l'ours, huissier du roi; car a son tribunal Le roi vous somme; et moi, son messager fidèle, Je vous y dois mander, attn qu'au jour légal Vous ne refusiez pas de paraître en justice Pour soutenir vos droits et pour rendre raison. Votre vie autrement sout!') irait préjudice; L'on vous infuserait et roue et pendaison. Prcnfi! le bon parti d'agir d'autre maniera, Vous vous repcntiriex; venez et suivez-moi. x Renard écouta bien jusqucs a la dernière Les paroles d'* fours; mais il demeura coi, Pensant « Si je pouvais payer son éloquence A ce lourd compagnon, cet arrogant bavard e Au fond de son château ta-dessus il se lance Dans de secrets réduits, faits avec beaucoup d'art. Des cavernes, des trous, des couloirs en grand nombre, Des portes pour ouvrir ou fermer au besoin, Dès qu'on h; recherchait, le couvraient de )eur ombre Contre toute poursuite ou de près, ou de loin. Souvent s'étaient perdus dans ce noir labyrinthe De pauvres animaux, butin cher au brigand.
H avait ouï Cours mais, dans la sage crainte Qu'avec lui d'autres gens ne fussent le guettant, Il s'assura d'abord que Brun était sans suite. l'un il sortit et dit <t Soyez le bienvenu, Mon digne et bien cher oncle. Excusez ma conduit'' D'avoir un peu tardé; mais j'étais retenu Par l'office du soir. Ah 1 croyez à n<a joie De vous savoir ici, car j'ai le ferme espoir Qu'à la cour Votre Honneur pour ma cause s'emploie. Bienvenu soyez-vous, le matin et lesoir.
Cependant je ne puis que j'épargne mon blâme A celui qui vous a commandé ce trajet Si pénible et si long. 0 ciel, ô douce dame 1 Comme vous avez chaud A tout autre sujet Le roi ne pouvait-il imposer ce voyage? 1 Votre haleine est à bout, votre poil en sueur.
–i7–- Ce sera, toutefois, je crois, mon avantage Que le roi m'ait mandé par son plus cher seigneur. Devant lui prêtez-moi contre la calomnie Votre pui-isant appui car je veux fermement, Je l'ai vou!u toujours, quoique je me défie, Me rendre dès demain a la cour librement.
Aujourd'hui seulement pour faire le voyage Je suis trop acfabte. J'ai trop mangé d'un plat Qui ne me convient point. J'en souffre que c'est rage. Oncle, dit Brun, que) mets vous mit en cet ctat? a Le renard répondit « Que sert de vous le dire ? 9 Je mené pauvre vie en patient support.
Un pauvre homme n'est pas comte. Il se faut suffire, A défaut d'autre mot<, lorsque la faim vous mord, Avec de simple mift de facile trouvaittc.
Mais je ne m'y resous que par nécessité.
J'ai le corps tout genHë de cette victuaille Manger n contt'f-coeur n'a jamais profite.
Fi du miel, si j'avais toujours autre pâture Mon onc!e, cri.) Brun, he quoi 1 que dites-vous? Vous dédaignez le miel, divine nourriture 1 Le miel, je vous le dis, c'est le mets le plus doux, A mon patais du moins. Du miel ah 1 je vous prie, Procurez-moi du miel! vous n'en aurez regrets; Je vous le revaudrai. C'est une raillerie Dit l'autre. Non, par Dieu 1 jura Brun, je promets Très-sérieusement. Alors, dit le compère, Je puis vous être utile. Un villageois, Vaillant, Au pied de la moutague a bâti sa chaumière !) a du mie). que) miel! Plus riche et plus brillant N'en avez jamais vu ni vous ni votre race. )) A ces mots Brun sentit pour son mets préfère Uttviotent désir: xOmononet~ de };m:e, Menez-moi chrz cet homme, et je m'en souviendrai. A me rassasier dût-it ne pas suffire, Procurer moi du miel! Le mie), dit )e matois. Ne doit pas vous manquer; aujourd'hui je n)G tire Assez mat de la marche, it est vrai; toutefois Cet amour qui pour vous depuis longtemps me pres"e M'adoucira les pas. Parmi tous mes parents Je n'en vénère aucun avec plus de tendresse.
Venez donc! En retour, vous. p.ir-devant !s g''us Du roi vous m'aiderez à confondre la haine De tous mes ennemis. J" prétends aujourd hui Vous tant charger de miel que ce vous sera }M'it~ D'en supporter le faix. H songeait à part lui Aux bons coups de bâton des paysans en co!erc. Le Renard court devant, sur sm pas trotte Rrun. « Si tout me réussit, se dis'it te compc~e, Tu verras une foire où du miel le parfum Te sembtera piquant. » Ils vinrent a la ferme L'ours en fut bien joyeux, comme it arru'c aux sots De se bercer souvent d'un espoir dont te terme N'est que déception. Déjà dans cet enclos Le soir versait son ombre, et Renard a cette heure Savait que le paysan, dans un profond sommeit, Reposait d'ordinaire au fond de sa demeure.
C'était un charpentier, un maitre sans pareil. Dans la cour se trouvait te tronc noueux d'un chêne, Et t'arbre divise par deux énormes coins, A grands coups de maillot enfoncés avec peine, Par )e haut s'entr'ouvrait d'une aune pour le moins. Le Rennrd t'observant dit « Cet arbre rec&ic, Mon oncle, plus de miel que vous ne le croyez. Fourrez-y le museau; plongez jusqu'à la moëtte. Seulement gardez-vous d'excès, car vous pourriez Vous trouver mal en point de trop de gourmandise. Pensez-vous, lui dit Brun, que je sois un gourmand î Ma morale est qu'en tout tempérance est de mise. ? &. H se laisse enjôler et fourre avidement Sa tête jusqu'au col et deux pieds dans la fente. Le Renard aussitôt par de brusques eSbrts D'arracher les deux coins. Dans une violente Etreinte l'ours est pris, et comme en des ressorts Etroitemcnt serrés voit ses pieds et sa tête. Reproches ni douceurs ne servirent de rien.
C'était assez d'ouvrage à la puissante bête.
Et voilà comment prit le neveu, ce vaurien, Son cher oncle au piège. En sa triste posture L'ours hurlait, gémissait, et grattait de fureur De ses pieds de derrière. A ces cris de torture Vaillant se réveilla. Redoutant un voleur, t) accourut armé d'une hache tranchante.
Brun cependant Sbuufait une horrible douleur H demeurait serré fortement dans la fente, Tirant, se demenant, rugissant de terreur; Car, malgré ses efforts, il n'avait espérance De se tirer de ta. De son côté Renard En portait dans son cœur la joyeuse assurance. Quand il voit le paysan, il s'apprête au départ, Et crie: eEb, mon cher Brun, comment va votre affaire? Sachez vous modérer, et ménagez le miel.
Est-il box, dites-moi? Vaillant vient pour vous faire Coùto' d'un fier régat d'un bon coup d'hydromel ti veut vous réjouir. Oncle, grand bien vous fasse » Là-dessus te Renard s'en retourne en son fort. Vaillant arrive, et quand de fours il voit la masse, tt court aux paysans qui dans la taverne encor Se gobergeaient ensemble, et dit « Venez bien vite, Un ours est pris chez moi, j'en jure te bon Dieu. & On se presse, on !esait chacun se précipite Sur une arme au hasard. L'un saisit un épieu, Un autreson râteau, d'une pique un troisième S'arme la main; ceux-ci sont munis d'un noyau. D'une fourche à trois dents et le curé lui-même Arrive tout armé, suivi de son bedeau.
Enfin de son pasteur dame ta cuisinière, Sachant mieux que personne apprêter le gruau, Jeanne ne prétend pas demeurer en arrière.
Elle accourt prestement pour nettoyer la peau De l'ours infortune, se munissant comme arme Du fuseau sur lequel chaque soir elle dort.
Dans son angoisse, Brun, entendant le vacarme Se rapprocher toujours, fit un suprême effort Et retira son chef; mais la peau de~a face Et les poits jusqu'au col restèrent dans le tronc. Non jamais l'on ne vit plus piteuse grimace!
Un sang noir découlait à ruisseaux de son front. Mais que lui servait-il de dégager sa tête Si ses pattes restaient prises? It vint à bout De les tirer de l'arbre. En sa fureur la bête Ne se connaissait plus. Ce n'était pas le goût Du miel dont le Renard lui faisait la promesse I La fente retenait les ongles de ses pieds.
Voyage malheureux où Brun par sa simptesse Avait mut réussi! Les pieds cstropit's, La barbe ensanglantée, hétas! te pauvre siro Ne pouvait ni marcher ni debout se tenir, Et Vaillant accourait pour le battre et l'uccire. Avec lui les paysans s'en vinrent t'assaittir. Ils vouiitit'nt le tuer.
D'un long bâton de ff'cn'!
Le curé le frappa le premier, mais do loin.
De ça, de t.). Brun, l'ours, se tournait avec peine. Bientôt de tous côtés la troupe le n'Joint.
Pique", haches et pieux de toutes parts le pressent Le forgeron portait tenailles et marteau Bêches, pettes, bâtons d'horribles coups le Mcssent. Tous ils frappaient sur fours en s'écriant TaÏau 1 Et refrappaient encor, tant que dans ses ordures L'animât se roulait en proie à la douteur.
Nul ne lui mëMgeait lescoups ni tes injures.
Chlop le banca! montrait la plus grande fureur, Et Gérotd le camus Avec sa main crochue Ludolphe balançait un lourd fléau de bois; A ses côtés Kukel à la mine joufflue, Son beau-frère, frappait sur ta bête aux abois. Dame Jeanne et Couak ne s'en faisaient pas faute; De sa hotte Tatc Cvacs heurtant te malheureux Essayait vaillamment de lui rompre une côte.
Ceux que je ne dis pas étaient les plus nombreux. Hommes, femmes couraient, se rassemblaient en foute Et demandaient sa mort. Kukel surtout criait Et faisait l'important, car dame Wuti'route Qui demeurait au fond du bourg, on le savait, Etait sa mère mais personne de son père N'a jamais su le nom toutefois on croyait Que Sander le faucheur, un valeureux confrère Quand il etuit tout sent, l'avait fait en secret. Sur l'ours désespéré les pierres comme gréte Votent de tous côtés. Mais s'élançant soudain, Le frère de Vaillant d'une puissance telle Frappe l'ours sur le front d'un énorme gourdin, Qu'il perdit a la fois et t'ouïe et la vue.
Pourtant il se relève et se jette en fureur Au travers des jupons de la troupe éperdue Des femmes qui, criant, chanceUent de terreur Et tombent sur le sot plusieurs dans la rivière S'en vont rouler, et t'caus'en allait à grand cours. Le c')ré pousse un cri <t Voyez, la cuisinière. Datne Jeanne là-bas nage dans ses atours, Et voici saquenouiHe! Au secours qu'on se )an(M 1 Indulgence plénière et pardons à foison, Da la bière en tonneaux seront la récompense » On abandonne l'ours, et, comme de raison, L'on tache de tirer les fcnxnessur la rive.
Avec beaucoup de peine on en mit cinq à bord. Brun, grognant de douleur, pendant ce temps s't'squivc, Et se trainc dans l'eau pour tavcr par sa mort La honte de ses coups et son ignominie Comme il n'avait jamais essayé de nager, t! pensait en ce jour mettre fin à sa vie.
Mais il ne devait pas pour cette fois plonger; Le cour.tnt le porta contre son espérance.
Les paysans l'ayant vu crièrent furieux « Quelle honte eternette à toute notre engeance! Ces fctnme< du démon n'aur-ticnt-ettps f.)it mieux
–M–- De n'stcr au )f'gis!Vuyt'z,i)tii(',i) ))!)! )1 Usattercntidorsfour visiter te'tonc, Où trouvant de t.t tête et des pied: te petagc, Us rirent un bon coup, et crièrent Ç~ donc.
Tu n'y reviendras ptus; mais nous g.'rdt'n:! en gage Tt'sorciues.e Ainsi déçus d.)nstc)))'fureur, tts te r-uttaient encor. Brun de trumper L'ur rage Etait heureux du moins. H damnnit en sun effur Ceux (lui i':)\)h'nt b-'Hu grognait de la soun'rancc Qu'aux ort'i)t)' aux j)i<'(is apn'mcnt il sentait Maudissant te Rf'Mrd dont )'.)n')'euse vengeance L'avitit uinsi trahi. Cependant il nHgcait.
Le not rftpidcet fort promptement te charrie J)'uuc iicue t'n a\'a). Âtors tout h.detant 11 rampe sur le bord. Non, jamais de t.t vie, Le soleit n'éclaira bête souffrant autant I tt croyait ne pouvoir survivre à sa torture, Et criait en pensant qu'il allait expirer Renard, trattre félon! méchante créature! f Ensuite à son esprit revenaient se montrer Les paysans et leurs coups et t'anreux tronc de chêne, Et sa voix de nouveau maudissait le Renard.
Celui-ci cependant, content de sa fredaine, Apres avoir conduit son oncle, le grognard, A la foire du mifi, s'occupa de sa chasse.
Un poulailler connu servit son appétit.
Il saisit une poule, et, délaissant ta ptacc. Courut a la rivière et mangea son délit.
Ensuite il se rendit, suivant toujours la rivp, A ses travaux. It but, et se dit dans son cœur a Bon tour! d'avoir conduit cette bête massive A )a cour de Vaillant Sans doute au maraudeur H a frotté le poil du tranchant de sa hache.
Brun m'a toujours haï, je me venge à mon tour. Je l'ai nommé mon oncle en tout temps, que je sache. Maintenant il est mort, et je veux de ce jour Me rëjou!r sans fin. Ni plaintes ni dommage Ne viendront plus de lui. » S'appta'tdissant ainsi, H regarde la berge et voit Brun qui do rage Se roule sur le sol. !t a le cœur transi De te voir tout vivant échappe du piège.
« Vjittant, s'écria-t-il, rustre prive de sens! Dédaigner ce morceau, mais c'est un sao'itëge' Ce morceau délicat que tant d'honnêtes gens Désireraient manger 1 ce morceau délectable Qui te venait avec tant de facilité!
Mais Brun, t'honnéte Brun, personnage équitable, D'un bon gage a payé ton ho~pitatito. ? »
Ainsi songeait Renard en voyaut fours par terre, Sans forces, tout piteux et tout sanglant. Enfin Il lui cria < Mon oncle, eh! de quelle manière Vous retrouve-je ici? Dans la cour du vilain Auriez-vous par hasard oublié quelque chose 1 Dites, je le prierai de vous le rapporter.
Mais vous avez, je crois, dérobe bonne dose De miel à ce paysan; ou bif'n pour y goûter L'avez-vous bien payé? Raeont''x-moH'auai)'c. Comme vous voilà fait! Etquct aspect piteux 1 jLcnne)n'ctait-itbon?Jcpo)))')'ah'ousenf.)i<'e Acheter d'antre <! prix non moins uvantagcux. 0)'c.i, de que) couvent portez-vous )'eth)Ut'(tc? Oncle, pourquoi sitôt vous vouer au Seigneur! Pourquoi vous être mis à porter sur la tête Une barrette rouge? Etes-vous pas prieur? Y Le maladroit barbier qui vous fit la tonsure Vous a coupé t'orciiïe; et je vois que de plus Vous avez du menton déposé la parure.
Gants et toupet, où donc les avez-vous perdus ? Voita les gais propos que Brun, l'ours, dut entendre, Et muet de douleur, haletant dans sa peau, Il ne trouvait conseil ni force à se défendre. Pour n'en pas plus souffrir il se rejette à l'eau, Et le courant le porte en une rive basse, Où se couche notre ours, les membres tout meurtris. « Oh si l'un d'eux m'avait donné le coup de grâce! Se dit-il en poussant de lamentables cris.
Je ne puis me tndner, et je devrais parfaire Mon voyage à la cour et je reste en chemin Avec honte et douleur par le tour sanguinaire Que m'a joué Renard. MiséraMe coquin, Si je vis, tu sauras le poids de ma vengeance e p Cependant il se lève, et durant quatre jours Se traînant sur la route, en proie à la souffrance, A la cour il K<vieN!. Lorsque le roi vit l'ours En ce piteux état, il s'écria « Madone Est-ce Brun que je vois? D'où vient-il si froissé ? Hélas répondit Brun, voyez en ma personne De lamentables maux. Ah ce corps tout Messe Est t'ceuvre du Renard et de sa perËdie. »
En ces termes parla le monarque en courroux <f0'u,jt'v.))xs:))):!piti<'t-hati''rc~)im~i' Quui(t)'ne! Rt'O!) )'<):') t!)'Hf)(~:)dn'sst'rst'scQt))' Par ma cuurnt)th\ !!r"t), sur ttx'nttonncur, je jot'a Q')'itvous~!)!isf)'t'.tp()))t'to))t<'tpt<'it)t'nt''nt. Sinon, jt')t('Yt't)xj'))tsd'op't')n)act'inturc. J'en t:)isdt'a))tv<'H< tous )<'st')''))nf')s''f')n<'nt." u Par son crftrc aussitôt tt'}.randcnnseits'!)pp)~t< Etdecpsatt'')))!)tst!x<')er))!')tin)<'))t.
Tous furent ()'avi:<(ju< s)))'))<)))VfH)')'t't)m't<* (Amuins ()))'.)'< Sm)vc)'.Ht)it il lie ptùtautrt'fm'nt), Pour soutenir son droit Ren.x'd dut compar.tittc Et répondre a la plainte. Hinx' prmtt'nt et <in, Pourrait ctt'e charge <tc ce me~:)~<' au trait ro. Tel fuH'av:s de tous.
Alors )c Som'crain S'étant mis au milieu <!e s'~s grands f<'ud:)tair''s, Rtt au chat < Reteuez les or<))'cs de ta cour Si leRenard, rebelle aux juges ordinaires, Une troisième fois se faisait donner jour, Ce serait pour tni-meme et pour toute sa race Un dommage ëtcmpt. S'il est sage, il viendra Pour le jour indiqué. portez-lui ma menace.
Tout autre a son mépris, mais il écoutera, Jelesais, vos conseil, » Le chat a Quoi qu'i! a'h'iettne, Dommage ou gain, dit-il, arrivé chez Renard, Comment il faut agir que le roi me rapprenne. Faites, ne faites pas, je suis ptet au départ. Mais je serais d'avis d'envoyer le mes-:age Par tout autre que moi, car je suis bien petit. Si Brun, l'ours, grand et <brt, n'a pu le rendre sage, Comment pourrui'jc, moi, chez tui t''ouv'r crédit î
Vendôme. Typ. Lemercier & Sts.
Oh veuiitM m'excuser
Le roi dit Point d'excuse.
Je vous connais; je sais que maint homme petit L'emporte sur tes grands en sage et fine ruse. Vous n'êtes pas géant, mais Dieu vous départit Avec de la science un esprit Sn et sage.
Ainsi soit 'j'obéi* dit Hinze. En mon chemin Si je puis voir à droit~Spparattre un présage, Mon voyage vie~espe~~onne Hn. B