LA VEILLE DU SACRE DE LOUIS XVI
(Juin 1775.)
L'héritier des Bourbons, notre roi, votre
[époux, Reçoit demain sa brillante couronne :
Son rang et ses vertus, tout enfin la lui donne;
Mais votre cœur n'en sera point jaloux : Votre empire est plus sûr et vos traits sont plus
[doux.
Les Jeux, les Ris s'empressent sur vos traces ; Vous avez le sceptre des Grâces.
Louis, avec le sien, peut porter la terreur, Vaincre tout l'univers et ravager la terre : Le vôtre, sans éclat, sans feux et sans tonnerre. Saura toujours commander au vainqueur (i).
(1) Bibl. de la ville de Reims. —Ch, -M. -L.-Era. Carbon de Flins des Omviebs, alors âgé de 18 ans, mort en 1816 — C'est de lui que Voltaire disait :
Carbon de Flins des Oliviers A plus de noms que de lauriers.
II avait composé pour le sacre de Louis XVI d'autres poésies que nous ne pouvons donner ici.