‹ Romancero de ChampagneChapitre 113 sur 131 · LA CHANSON DES MILICIENS DES ARDENNES · texte numérisé non relu

LA CHANSON DES MILICIENS DES ARDENNES

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J'ai planté un laurier Le second jour d'Avril, Je l'ai planté le soir, Le matin re — tra la la la, Le matin reverdit.

Je l'ai planté le soir, Le matin reverdit.

Je lui ai dit : —Laurier , Que tu— tra la la la, Que tu es tôt repris!

Je lui ai dit : —Laurier, Que tu es tôt repris !

Que n'attends-tu le Mai, Le Mai,— tra la la la, Le Mai, le mois joli I

Que n'attends-tu le Mai, Le Mai, le moi joli, Que tout rosier boutonne, Que tout,— tra la la la, Que tout y reverdit.

Que tout rosier boutonne, Que tout y reverdit, Que tout's ces jeunes filles

Y change — tra la la la,

Y changeront d'amis.

Que tout' s ces jeunes filles

Y changeront d'amis.

Pour moi, je n' chang'rai pas :

J'en ai un, — tra la la la, J'en ai un trop joli.

Pour moi, je n' chang'rai pas :

J'en ai un trop joli.

Il n'est pas à la danse Et ni — tra la la la, Et ni dans ce pays.

Il n'est pas à la danse Et ni dans ce pays :

Il est en Angleterre, Qui sert,— tra la la la, Qui sertie roi Louis.

Il est en Angleterre, Qui sert le roi Louis; Le roi, aussi la reine, Et le,— tra la la la, Et le dauphin aussi (4).

(1) Ardennes.— Collection de M. Nozot.— Cette chanson, encore en usage dans la commune de Vauzelles, ne peut s'appliquer qu'à la campagne de 1690 en Irlande. L'armée française était commandée par Lauzun : Louis XIV essayait de relever lesStuarts. Cependant la reine Marie-Thérèse était morte en 1685.

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