‹ Romancero de ChampagneChapitre 7 sur 131 · CHARLES DE LORRAINE · texte numérisé non relu

CHARLES DE LORRAINE

A Henry le peuple pardonne.

Amie il mauldit, qui tout rangonne Diane il hait la jument grise, Et plus fort la maison de Guyse.

Le peuple, estant en espérance, Esthors d'esprit, loing d'asseurance,

nommé le Renard,— Charles de Lorraine avait réellement prie pot» emblème un lierre rampant autour d'une pyramide, avec adtteiàeviae : Te étante, vitebo. Ce» trois mots n'Avaient rien de menaçant contre Henri U : on y voyait plutôt une allusion à l'amitié que lui portait le cardinal. On conserve encore à la bibliothèque de Reims plusieurs volumes décorés de l'emblème et de la devise qui provoquèrent bien à tort les attaque» de ses ennemiB.— De fait, tecaro'inal ne manqua ( pas d'ambition : il fit donner à sa famille le prix des services qu'il rendit au pays et à la couronne. Sous son épiscopat, la maison de Lorraine posséda plusieurs évéchés, diverses abbayes et les principales charges de la cour.— Comme tous les gens de valeur et de crédit, il eut des partisans et des flatteurs. Dans son nom, mis en latin, on trouva l'anagramme suivante : « Ormtor GaUUms unus ; » et Ronsard célébrait son mérite \

Et sa vertu, qui reluit Par les ans de sa jeunesse, Comme l'or sur la richesse Et la lune parmi la nuict.

Puisqu'une femme et jeune prestre Tiennent en main le royal sceptre (4).

(1) Bibl. Nat., fonds Ôaignftères. —Collection Rassh »■ Nokux, t. II, p. 8. —Henri n avait les faiblesses de son père, sans en avoir les qualités brillantes.— Cest sous son règne que les cadets de la maison de Lorraine, MM. de Guise, commencèrent les rêves d'ambition qui, pendant quarante ans, mirent la France à deux doigts de sa perte.— -Anne de Montmorency, le brave connétable de France, n'était pas de taille à lutter contre de tels adversaires. — Diane de Poitiers n'était plus à la fleur de jouvence. — Charles de Lorraine, nommé archevêque de Reims à seize ans, sacré en 1548, était dans la fopcede la jeunesse.— Ces couplets sont l'œuvre des protestants chassés des carrières de craie situées derrière Saint-Nicaise ; ils s'étaient vengés en brisant des crucifix, des statues de saints dans la ville.— La population irritée soutenait le catholicisme avec ferveur. Les calvinistes, réduits à se cacher, lançaient contre l'archevêque de Reims une grêle de couplets /satiriques et menaçants.— Le recueil auquel nous empruntons ceux-ci en contient une ample collection *ê majorem gloriam Catoini. •

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