LA CHANSON DE LA BATAILLE DE RETHEL
Oa doit au cardinal rémunération ; Semé eet absent vainejnenr, on n'enst rien toit
(qui vaille:
U a mené nos gens à l'expédition
Bt de loin a gagné la bataille (4).
(1) Turenne fut entrainé dans la Fronde par ses traditions de famille. Sa passion pour Madame de Longueville lui avait fait pousser l'oubli de ses devoirs jusqu'à prendre^du service dans l'armée espagnole : avec quelques bataillons» il s'empara de Retbel. Mazarin, à la tête de 12,000 hommes, réellement commandés par du Plessis«Prasiin, marcha contre lui. Il acheta le gouverneur de ia place, qui se rendit Turenne fut vaincu près de Somme-Py, Mazarin, pendant la bataille, s'était caché dans Rethel; mais il reparut après le combat et se vanta d'avoir tout conduit. Il fit même à Paris une entrée triomphale, et on se moqua de lui. — La chanson royaliste n'épargna pas Turenne dans cette guerre, témoin ce couplet :
Si vous eussiez vu Turenne Gomme il arrachoit son toupet !
fin partant de Valenciennes, Vertubleu ! comme il fuyoit, Allongeant sa longue eschine fit disant : Messieurs, quoy ! quoy !
Après la bataille de Rethel, Turenne comprit sa faute ; il revint au drapeau national, dont il ne cessa d'être le plus glorieux appui.