LE BARDE
Mais le barde a chante qu'Elfride est la plus belle :
Ëlfiride est la plus belle, et l'avenir le dit.
Les dieux mêmes, les dieux ne sont pas insensibles. Notre voix ne fait pas d'inutiles efforts ; Quand la harpe résonne , on les voit moins terribles , Et la foudre se tait au bruit de nos accords.
Le plus puissant des rois m'offrirait sa couronne , Que je lui répondrais : • Mon sort est plus heureux. » A quoi me serviraient et le sceptre et le trône? Ils posent sur la terre , et je suis dans le cieux.
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Qui du plaisir la trompeuse douceur
Ne fasse pas oublier la prudence ;
Tout près d'ici veille le ravisseur,
Cessez vos jeux, rentrons, l'heure s'avance.
Hier encor, hier près du vallon
J'ai vu flotter le panache du Maure.
Séparez-vous , ô filles de Lëon î
Ne dansez plus au pied du sycomore.
Entendez-vous la marche d'un coursier?
Trois fois son pied a frappe sur la roche ;