LOUISE
Je répondis : « Vous le voulez, ma mère, « Et mon devoir est de vous obéir. »
Quand il parut, comme j'étais tremblante !
Comme mon sein malgré moi palpitait 1 Ah î que «a voix était douce et toudiante î Que èe plaiûr dàds ses jeux édatait !
Lorsque sa main se po.^a dans la^^ènne , De quels transports mes sens étaient émus !
Il éttàt là, je le voyais è peine ; 11 me palâaît, je «le l'cnrkendaiis plue.
Quand vint cette beureetioedoutaMe et fhète Où .vers l'autel il conduisait mes pas, A toi, anen Dieu, j'adressais nn prière , Et c'était ihii «que g^nvoquais tout bas.
yGoogk
LOUISE, 25î^
Et ce moment plus doux , plus doux encore ^ Où f détachant la rose de mon sein , Il me disait : « Louise , je t'aéore ! »
Il le disait encor le lendemain.
En vain les ans ont passe sur sa tête , Les ans n'ont pu dëtruire son amour.
L'hymen, dit-on, n'a qu'un seul jour de fête : Ma vie ei^jjÉÉn'a donc dure qu'un jour?
fi
Hé <^]?tUon«
%m «miiu^Mi
En vain à mon amour l'ingrate est insensible y Je sens que Tespéranee est encor dans mon cœur > Car ne jamais aimer , jamais y c'est impossible : Le grillon a chante, c'est signe de bonheur.
Je veux aller demain lui porter ma fauvette , Lui donner cet agneau, ee ruban, cette fleur : Elle acceptera tout, jusqu'à ma chansonnette ; Le grillon a chante, c'est signe de bonheur.
Je veux lui dire aussi qu'en vain elle est cruelle, Qu'elle s'efforce en vain d'éteindre mon ardeur ;