‹ Romances et chansons [microforme]Chapitre 11 sur 43 · L'HOSPITALITÉ ECOSSAISE AU CANADA · texte numérisé non relu

L'HOSPITALITÉ ECOSSAISE AU CANADA

AIR : Paillas’ mon ami n’saut’ pas à demi.

Lorsqu’après quinze ans de combats, En FRANCE, en ANGLETERRE, De s’entretuer on fut las, Sur la mer et la terre, On crut que la paix be Clürait désormais Ces sanglantes querelles ; Mais les préjugés Restèrent logés Dans toutes les cervelles.

Bientôt la guerre des pamphlets Remplaca la mitraille ; Le théâtre armé de couplets Fut le champ de bataille ; Là les traits railleurs, Nouveaux tirailleurs,

ke

F'afsaieñt un fou do bouches ; Lonpres et PARIS, Lançaient des écrits,

En guise de cartouches.

Parmi ces fougueux combattants A plume bien trempée, 1: so dennait, de temps en temps, Quelque bon coup d épée; John Bull qu’en vexait, Rudement boxait Lo Frenchman qui se flaîte De n’ignorer point L'art du coup de poing, Surtout do la Savaie.

Mais tout a bien changé d’ aspect ; Une amitié durable, Fruit de l'estime et du respect, Leur sembla préférable.

Sans plus de procès, ANGLAIS et FRANÇAIS Vivent en bon ménage, Et, nobles rivaux, Joignent leurs drapeaux, Co dont le CzAR enrage.

Les HIGHLANDERS, n08 vieux amis,

Comme on voit dans l histoire, A nos ZouAVES réunis Marchent à la victoire ; Reçu chez l’un d'eux, Je me sens joyeux Comme les gens de nocé ; L'hospitalité Est la qualité Des enfants de l'Écosse.

Là, sous le climai Canadien, Moins rude qu’on ne pense, Dans un agréabie entretien, Je me croyais en FRANCE.

Sans gène, ma foi, Pas plus que chez mol,

Près de l'excellent homme, Je ne vis seigneur Nulle part meilleur,

Do Québec jusqu'à Rome.

Jo fus, ainsi qu’un Pélerin, Sous la Chevalerie,

Accueilli par le châtelain De cetto seigneurie ;

Là pcint de blason, D’armes, d’écusson ; Pour manoir un Cottage; Puissé-je au retour,

Revoir, quelque jour, Ce charmant ermitage !

ISX}S

ROMANCE

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