‹ Romances et chansons [microforme]Chapitre 16 sur 43 · SOUVENIRS DES ETATS-UNIS · texte numérisé non relu

SOUVENIRS DES ETATS-UNIS

AIR: Si tard, belle Castillane.

Vous qu’une humeur vagabonde Excite à courir le monde,

Ecoutez un bon avis ;

Voyez les ETATS-UNIS,

Nation hospitalière

Où le flot des Emigrants

Accourt de l’autre hémisphère ê bis Chaque jour grossir ses rangs.

ne DANS

Des rives de l’ ATLANTIQUE

Jusqu’aux bords du PACIFIQUE

Elle étend ses vastes bras,

Sous les plus divers climats ;

Sillonnant l’immense espace

De raïl-roads et de canaux,

; Son génie et son audace bie Couvrent les mers de vaisseaux.

De l’AMÉRICAIN or vante L'activité dévorante ; Le temps à table passé Lui parait mal dépensé ; Dans son élan que n’arrête & Ni la chaleur ni le froid, Malgré les vents, la tempête, bis X1 vole à son but tout droit. :

Voyez sa course hâtive,

Comme une locomotive,

| Franchir les monts, les déserts,

| Les lacs, les fleuves, les mers ;

Qu'il se casse un membre en route,

| Ou qu’il prenne un bain forcé,

| Ce n’est pas ce qu’il redoute, ii

| F7 7 5 * Mais c’est d’être devancé.

Dans ce pays la nature

Ne fit rien en miniature ;

De ses plus hardis pinceaux

Elle y traça ses tableaux.

Là tout semble sans limite ;

La terre, les flots, les cieux,

Et le peuple qui l’habite bis N'a d’égal en aucun lieux.

Tandis que la vieille Europe

De nuages s’enveloppe,

L’astre de la LIBERTÉ

Répand ici sa clarté.

Tous les peuples qu’on opprime

Vers toi, phare lumineux !

AMÉRIQUE magnanime ! bi Pleins d'espoir, lèvent les yeux. Fe

Laisse lo char des Despotes Fouler leurs sujets ÿoles ;

Vois en pitié ces soldats

Sans cesse escortant leurs pas; Poursuis ta noble carrière

Sous l’égide de la paix,

Et garde, sur ta bannière, bi Les étoiles du Progrès ! se

«SE CHANSON

LE CIER TICOLAS.

AIR : Connaissez-vous Maître Pierre ?

Lorsqu’on se bat avec rage,

RussE et Turc, au nom de Drev,

À table, amis, c’est plus sage,

Le verre en main, faisons feu ! (éer.)

NicoLAs, empereur et pape, Sur ses voisins tour à tour frappe ; Quand un peuple persécuté

Se lève pour sa liberté ;

Aussitôt ie grand matamore,

Qui hait le drapeau tricolore,

Veut le remplacer par le Xnout ;

Ce symbole est mieux de son goût. (fer.) Lorsqu'on se bat, etc.

Tandis qu’il vante avec emphase

Ses victoires dans le CAUCASE,

Des CIRCASSIENS le grand héros,

SCHAMYL fait fuir ses généraux.

Naguère, convoitant BysANCE,

Au delà du Pruth il s’avance,

Et croit, de son bras tout puissant,

Bientôt écraser le CROISSANT. (bis.) Lorsqu'on se bat, etc.

Invoquant le nom du Prophète,

ABDUL vaillament lui tient tête :

Le typhus, aux Russes fatal,

Fait de leur camp un hôpital.

Vaincu dans l'Europe et l’AsIE,

NicoLas entre en frénésie,

Et de ses revers GoRTSCHAKOFF

Enrage ainsi que Menscuixorr. (ter.) Lorsqu'on se bat, etc.

Dans la colère qui l'emporte,

I] jure d’abaisser la Porte ;

Mais le Sultan met Nicoras

A la porte de ses états,

Si bien qu’enfin, de perte en perte,

Cet enfonceur de porte ouverte

N’emportera dans ses foyers

Que des coups au lieu de lauriers. (fer) Lorsqu'on se bat, etc.

L'Eurore elle même s’irrite

De l'ambition moscovite ;

ANGLAIS, FRANÇAIS ont des combats Déjà sonné le branle-bas,

Et ces deux rivaux, chose étrange, Offrent le curieux mélange,

Réunis avec le Croissant,

De vieux ennemis s’embragsant. (£er.) Lorsqu’on se bat, etc.

Après cette belle équipée,

Qui va raccourcir son épée,

L’Autocrate ne viendra plus

Partout s’immiscer en intrus.

Qu'il laisse, comme bon leur semble

Vider leurs démèêlés ensemble

Les HonGrots, les AUTRICHIENS,

Le PAPE et les ITALIENS. (fer.) Lorsqu'on se bat, etc.

Cette lecon sera sévère ;

Le Czar n’osera plus, j'espère,

Troubler, comme un épouvantail,

AspuL-MEpJip en son sérail.

Loin de l’agression calmouke,

Il pourra fumer sa chibouque,

Accroupi sur un doux sopha,

En digne adorateur d'ALLAH! (£er.) Lorsqu'on se bat, etc.

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