LE BARBIER PHILOSOPHE
AIR : Vivandière du Régiment.
Philosophe, artiste et coifieur, J'ai fait mon tour de FRANCE ; Mon sobriquet est Joli cœur, Mon pays la Provence.
J’appris le cornet 4 piston, Ton, ton, ton, ton, ton, taine, ton, 0 J appris le cornet à piston ; j Je suis Brurus-Mouron !
Poëte même dans mon art, Je frise les perruques ;
Sans être indiscret ni bavard, J’adonise les nuques,
Et rase les poils du menton,
Ton, ton, ton, ton, ete.
Je rase les poils du menton ; Voilà Brurus-Mourox !
Je chante au lever du soleil, Chante lorsqu'il so couche ;
Si je sens venir le sommeil, Qui me ferme la bouche,
Je prends mon bonnet de coton,
Ton, ton, ton, ton, etc.
Je prends mon bonnet de coton ; Voilà Brurus-Mourox !
Sans ambition, sans souci, Dans mon humble fortune, L’embarras de l'or, Dieu merci, Jamais ne m’importune.
Pour compagne j'ai Margoton, Ton, ton, ton, ton, etc.
Pour compagne j'ai Margoton Voilà Brurus-Mourton !
/ TS et ee
Je préfère aux trésors des rois
Ma pauvre indépendance ; De la fortune quelquefois
Eprouvant l’inconstance, id Les plus puissants changent de ton, | Ton, ton, ton, ton, etc. | Les plus puissants changent de ton,
Jamais Brurus-MouTox !
Si maintenant je me fais vieux, Ma langue est bonne encore ; J'ai le pied sûr, d'excellents yeux
Ouverts avant l’aurore, Et je marche droit, sans bâton, Ton, ton, ton, ton, etc.
Et je marche droit, sans bâton ; Voilà Brurus-MourTox !
Démocrire riait toujours ; | Il resta toujours jeune ; “ir Le bon vin prolonge les jours | Que raccourcit le jeûne.
Puissé-je boire chex PLUTON !
Ton, ton, ton, ton, etc. 4 Puissé-je boire chez PLUTON !
Voilà Brurus-MourTox !
Dites, n’applaudissez-vous pas A ma philosophie ? | Heureux le mortel ici-bas, | Dont gaîment fuit la vie ! | La gaîté rajeunit, dit-on, | Ton, ton, ton, ton, etc.
La gaîté rajeunit dit-on ; 4 Tel est Brurus-MouTox !