LE VÉTERAN À SON FILS
AIR : Dans un grenier qu’on est bien à vingt ans!
OU : Dieu, mes enfants, vous garde un beau trépas !
Ÿ: Puisque .e sort pour soldat te désigne, Georges ! tu vas défendre ton Pays ; | De cet honneur, mon fils, montre-toi digne, | Et d’un vieux père écoute les avis 5 (ois.) | Demain tu vas laisser l’humble chaumière | Qui, pauvre enfant, t’abritait au berceau 1 | Puisse la mort ne fermer ta paupière | Qu’à ton retour près de nous au hameau ! (bis.)
Le sol français, lorsque j’avais ton âge, Fut quelque temps souillé par l'Etranger ; Offrait mon bras, pour venger cet outrage, J'ai défendu la Patrie en danger, (bis, Mon sang coula sur les champs de bataille
$ Où la victoire escortait mon drapeau ;
Je l’ai porté tout criblé de mitraille,
Puis décoré je revins au hameau ! (bis.)
J’ai librement servi la République ;
En m’imposant un volontaire exil,
Je pris mon rang dans l’armée héroïque
Qui triompha sur l’Adige et le Nil, (bis.)
Ce temps était glorieux pour la FRANCE,
: Son avenir me souriait si beau !
H “e me sentais heureux dans l'espérance
| D'avoir un jour ma retraite au hameau ! (bis.)
Mais le Destin, après vingt ans de gloire,
Depuis Moscou, nous fut souvent fatal ;
De nos drapeaux s'éloigne la victoire, p.»
Qui, jusques là, nous servit de fanal ; (bis.) :
Hélas ! combien de mes compagnons d'armes
A Waterloo trouvèrent leur tombeau !
Sur nos revers j'ai versé bien des larmes ;
Seul j'ai revu le clocher du hameau! (bis.
Mais la Fortune indulgente j'espère,
T’a réservé, mon fils, de meilleurs jours, Et n'aura plus, pour la FRANCE prospère, A l'avenir, de funestes retours. (bis.) La liberté, l'honneur de la Patrie,
Voilà partout ton guide, ton flambeau !
Aime et défends cette mère chèrie ;
À ton retour sois l’orgueil du hameau! (bis.) | «Sx}E> w'!
CHANSON