LE MARGTILLIER DE LORETTE
Près QuéBec, en un lieu charmant, Qu’on appelle LORETTE, Dont la rivière, en écumant, Dans un gouffre se jette, Est un marguillier jovial Qui n’a pas, en original, ; D'égal.
#) Oh! oh! oh! oh! ah! ah!ah!uh!
Quel gai marguillier j’ai vu là, Là, là!
AIR: JL était un roi d’ Yvetot.
Nul chantre, au lutrin, ne sait mieux Rawvir son auditioire ; Son diapazon est merveilleux, Pour les chansons à boire ; Son nez est couleur de ruhis, Ses yeux pétillants, ses habits Tout gris.
Oh! oh! oh! oh! ah! etc.
Quand il est avec son seigneur, Deux fiers lurons, à table,
Des vins il choisit le meilleur, En gourmet fort capable.
Sa langue alors est un moulin
Que fait marcher son verre plein, De vin.
Oh! oh! oh! oh! ah ! etc.
Bien qu’il ait passé soixante ans, Que son crâne grisonne,
Il est frais comme en son printemps, Et vert en son automne.
Sur le chapitre de l’amour
On ne le trouve jamais sourd,
Ni court.
Oh! oh! oh! oh! ah! etc.
Avec son langage normand Et son air de bonhomme,
Il vous lance, pour compliment, Un trait qui vous assomme.
Mais, à l'entendre, chacun rit; De ses bons mots point ne tarit L'esprit.
Oh! oh! oh! oh! ah! etc.
Il vaut mieux l’avoir pour ami Qu'’être son adversaire, Car il ne fait rien à demi, Soit en paix, soit en guerre ; Citadins, ne l’attaquez point, Si non, gare à son coup de poing Qui joint !
Oh! oh! oh! oh! ah! etc.
Il est tempérant sous le toit Qu’au viliage il habite ; Chez iui, quand il est seul, il boit, De l’eau pure, en ermite, Et jamais il ne prend son thé Qu’après son bénédicité Cité, Oh! oh! oh! oh! ah! etc.
Au résumé ce marguillier Est un fort bon compère ; Sous son logis hospitalier Ii vous accueille en frère,
Vous offrant son lit et son pain, | Et vous serrant, comme un grappin, La main !
à Oh! oh! oh! oh! ah! ah! ah! ah!
Quel gai marguillier j'ai vu là, Là, là!