XVIII
Nous étions trois filles, filles à marier. Nous nous en fûmes au pré, au pré pour danser. Haut le pied, mes compagnes, fait.il bon danser ! A notre chemin rencontre un jeune berger, Il a pris la plus jeune, a voulu l'embrasser.
1. Je ne retrouve pas pour le moment l'endroit où j'ai vu une chanson pareille à celle-ci.
2. Chanson très répandue dans toute la France avec des variantes.
j8o E. LEGRAND
Nous y courûmes toutes pour la soulager. Le berger timide se mit échapper.
t Vous teniez la caille, fallait la plumer, Vous teniez la fîlle, fallait l'embrasser. »
(M"» C. Legrand.)
Mon père y a fait faire un bois de vert joli ; Le rossignol y chante et le jour et la nuit.
Aurai-je Nannette, oui-t-ou non ?
Aurai-je Nannette ? je crois que non.
Chante, rossignol, chante, je t'en prie. Chante pour ces filles qui n'ont pa^ d'ami.
Ne chante pas pour moi, j'en ai un, Dieu merci : A votre avis, mesdames, n'ai -je pas bien choisi ?
(M°»" C. Legrand.)