‹ Romania (volume 3)Chapitre 4 sur 78 · IT. LE ROMAN DE LANDOMATA · texte numérisé non relu

IT. LE ROMAN DE LANDOMATA

Le Roman de Landomata est compris dans le roman de Troie

en prose : c’en est la dernière partie, ajoutée immédiatement au récit de la mort d'Ulysse. Il en a été question ici même (XIV, 66 s. et 73), et M. Gorra en parle pp. 244-48 de ses Testi inediti.

. On sait que Benoit connaît Landomata, fils d'Hector et d’Andromaque. Il le mentionne aux vers 15194 ss.; il en parle plus longuement vv. 29584 ss., où il dit que Achillidès, fils de Pirrus et d’Andromaque, aimait beaucoup son frère utérin :

29597 Au fil Hector ot tel amor Onc hons a autre n'ot greignor.

Tous deux étaient des chevaliers sans peur et sans reproche :

Par els refut puis lor ligniée

Tote alevée et essauciée ,

Et li cheitif, li exillié,

Hors de servaige et conseillié :

29615 Par ces dos lor vint li secors,

Dont il orent puis granz hanors,

Et les granz terres desertées,

Qui puis refurent d'els puplées.

29625 D'els nos porrions molt retreire, Mes des or voldrai a chief treire M'oeuvre : ne vos en.merveilliez ; Car molt sui las et traveilliez.

Il est évident que Benoit connaissait un récit selon lequel les deux fils d’Andromaque rétablissaient l'honneur de leur maison et lui rendaient le pays de Troie, qui devenait de nouveau florissant. Ce récit remonte à une tradition connue déjà par l’antiquité (cf. Joly, Il, 415; Gorra, 247, n.)

Dans les six vers (29619-24) que j'ai omis ci-dessus, Benoit donne d’autres détails sur le récit auquel il entend faire allusion :

Par le fl Pyrrus solement, 29620 Achillides, le prou, le gent,

MAÎÏTRE PIERRE CUDRIFIN, HORLOGER,

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